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L'Edito


Pour ou contre le téléchargement de musique?


Le sujet revient régulièrement lors des comités de rédaction. Une partie des rédacteurs est favorable au téléchargement, tandis que l'autre y est hostile (voir ci-dessous la réponse du berger Serge à la bergère Hub).

Le téléchargement va dans le sens de l'époque, propice à la dématérialisation. Cela permet de consommer de la musique partout, sur son micro portable, sur son téléphone, dans sa voiture. On découvre de nouveaux talents, on retrouve d'anciens albums depuis longtemps épuisés et introuvable. C'est merveilleux, on a accès à tout ce que l'on souhaite, sans limite. En plus, le problème de stockage ne se pose plus car avec un bon disque dur, ou dans un coffre-fort électronique, on peut se constituer une collection d'enregistrements monumentale, avec pochette et notes du livret en fichiers joints.  Un gain de place formidable ! Notre collection nous suit partout, même dans une chambre d'hôtel ou une piaule d'étudiant.

Le revers de la médaille, c'est la transformation d'une œuvre culturelle, autrefois valorisée par un vinyle, une K7 ou un CD (que l'on pouvait "collectionner") par des fichiers informatiques dématérialisés et déshumanisés, stockés dans un ordinateur. Les ardents défenseurs de l'objet (qu'il soit vinyle ou même CD) vous diront que la contemplation de la pochette lors de l'écoute de l'œuvre sur un matériel HIFI de qualité n'a absolument rien à voir avec du MP3 qui braille dans des oreillettes de portable. Certes, on n'écoute pas une pochette, mais celle-ci symbolise l'œuvre. Disposer d'un objet physique que l'on peut contempler et toucher pendant qu'on l'écoute, triple les sens, donc l'appréciation qu'on peut avoir d'un album.

Loin de moi de vouloir bannir le téléchargement car nous sommes au vingt-et-unième siècle. Mais le téléchargement doit venir en complément de l'œuvre matérialisée et non se substituer à elle. La lecture d'un fichier informatique sur micro, ne remplacera jamais celle d'un album sur une chaine hifi. D'un côté, vous consommez du son en surfant sur Google assis à votre bureau ; de l'autre vous rêvez dans votre canapé en échappant aux contraintes du temps présent. Par conséquent, je vous en conjure : continuez à acheter des albums, quitte à vous les télécharger pour les apporter partout avec vous. Les deux supports sont complémentaires... Et les musiciens ont besoin de vivre, aussi.

Cousin Hub


Très intéressant Hub, sauf qu’il me semble que tu as une vision un peu réductrice du téléchargement et plus généralement du dématérialisé qui ne serait destiné qu’à être écouté en situation de nomadisme.

La vérité c’est que le monde de la Hifi (et plus encore de la ultra haute-fidélité) a vécu une véritable révolution ces 10 dernières années avec la quasi disparition des lecteurs CD au profit des « steamers » (ou lecteur réseau) et de la musique stockée sur NAS. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela permet d’accéder à un niveau de qualité sur lequel butait le support physique, pour deux raisons :

1) un lecteur CD, aussi sophistiqué soit-il (les hauts de gamme dépassent allègrement les 40 k€ et leurs mécaniques de lecture pèsent à elles seules 4 à 5 Kg) fait des « fautes » à chaque nouvelle lecture de galette. Le standard CD « web book » a tout prévu et intègre des mécanismes de correction sophistiqués mais des pétouilles subsistent et le disque tourne inéluctablement, empêchant de s’y reprendre N fois pour tenter de corriger. La musique dématérialisée permet de « scanner » autant que fois le disque pour n’en garder qu’une copie parfaite. On le sait car un calcul basé sur l’ensemble des données du disque est généré et comparé à la donnée de référence stockée en base sur internet. Si les deux valeurs coïncident c’est que l’on a du « bit perfect ». Et évidement cette perfection sera de mise à chaque nouvelle lecture de l’œuvre.

2) le standard CD culmine à 16 bits de quantification, 44KHz d’échantillonnage. C’est en principe largement suffisant pour reproduire fidèlement la musique jusqu’à 20 KHz (fréquence inaccessible à l’homme, sans parler de la plupart des rédacteurs du présent magazine qui plafonnent à 15 KHz du fait de leur grand âge). En principe seulement toutefois, pour des raisons que je ne détaillerai pas ici.
Les enregistrements en studio sont réalisés en 24/96, 24/192 voire même en Direct Stream Digital à 2,8 MHz ou plus. Le passage sur CD procède donc d’une détérioration du signal « sortie de console » sauf à lire des SACD ou Blu-ray Audio, mais le second a périclité lorsque le premier n’est plus très vaillant.
Moralité, une fois encore la lecture dématérialisée permet pour la première fois d’accéder directement à l’enregistrement « master ».

Donc tout ceci pour dire que si les arguments « sentimentaux » que tu évoques relativement à la pochette et au caractère sensuel d’une œuvre physique se défendent tout à fait, la musique dématérialisée est la seule permettant l’accès au plus près de l’œuvre originelle.

Voilà violon.

Serge

Mercredi 27 février 2019 @ 18:41:17

Top 10 2018 de la rédaction de Koid’9 magazine

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Vieux motard que jamais, voici la synthèse du top 10 annuel de la rédaction de Koid’9 magazine pour l’année 2018.

En CD, mystery– Lies and Butterflies (6 votes) vole la vedette à l’excellent Phideaux -Infernal (5 votes).

mysteryphideaux

Suivent ex-aequo avec 4 votes Lazuli - Saison 8 et Yuka & Chronoship – Ship.

lazuliyuka

Avec 3 votes chacun, viennent ensuite Arena - Double Vision, The Pineapple Thief – Dissolution, Seven Reizh – L’albatros et Southern Empire– Civilization.

arenaPTSRSR2SE

Puis c’est la longue liste de disques ne recueillant que 2 votes : Dead Can Dance – Dionysus, Riverside – Wasteland, RanestRane – Starchild, The TANGENT – Proxy, Muse - Simulation Theory, Galahad - Seas of Change, Ange - Heureux !, THE C:LIVE COLLECTIVE - The Age Of Insanity, Francis Decamps - The Gift, Glass Hammer – Chronomonaut, IO EARTH – Solitude, Monnaie de singe - The Last Change, Oak - Giordano Bruno, Spock's Beard- Noise Floor, The Sea Within – Same. 

NB : Les albums n'ayant reçu qu'une seule voix ne sont pas comptabilisés dans ce classement pour des raisons évidentes de place.

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En DVD/Blu-Ray, c'est Marillion – All One Tonight et Steven Wilson – Home invasion qui recueillent le plus de votes (4), suivis de Ayreon Universe - Best Of Ayreon Live et Steve Hackett - Wuthering Nights (2) puis de 4 ayant obtenu seulement 1 vote chacun.

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Pas mal de jolies rééditions cette année, dont Marillion – Clutching at Straws - Deluxe edition et IQ– Ever 25th anniversary (2 votes chacun), suivis par Marillion – Brave - Deluxe edition, Jethro Tull - Heavy Horses (New Shoes Edition), Twelfth Night - Fact and Fiction - The Definitive Edition et Unitopia - More than a Dream - The Dream Complete.


Enfin pléthore de concerts encore une fois, dont notamment Steve Wilson - Paris (Olympia), Big Big Train – Loreley et Magenta - Prog en Beauce, cités 2 fois.

CD :
Mystery – Lies and Butterflies
Phideaux -Infernal
Lazuli - Saison 8 
Yuka & Chronoship - Ship
Arena - Double Vision
Pineapple Thief – Dissolution
Seven Reizh – L’albatros
Southern Empire – Civilization
Dead Can Dance - Dionysus
Riverside – Wasteland
RanestRane - Starchild
The Tangent - Proxy
Muse - Simulation Theory
Galahad - Seas of Change
Ange - Heureux !
C:live collective - The Age Of Insanity
Francis Decamps - The Gift 
Glass Hammer - Chronomonaut 
IO Earth - Solitude
Monnaie de Singe - The Last Change
Oak - Giordano Bruno
Spock's Beard - Noise Floor
The Sea Within - Same

Blu-ray/DVD : 
Marillion – All One Tonight 
Steven Wilson – Home invasion 
Ayreon Universe - Best Of Ayreon Live 
Steve Hackett - Wuthering Nights 
Karnataka - Secret Of Angels Live
Marillion - Holidays In Eden Live
Neal Morse - MorseFest 2017
Midnight Oil - Armistice Day (Live At The Domain, Sydney)

Rééditions : 
Marillion – Clutching at Straws - Deluxe edition
Marillion – Brave - Deluxe edition
IQ – Ever 25th anniversary
Jethro Tull - Heavy Horses (New Shoes Edition)
Twelfth Night - Fact and Fiction - The Definitive Edition
Unitopia - More than a Dream - The Dream Complete

Concerts : 
Steve Wilson - Paris (Olympia)
Big Big Train – Loreley
Camel - Loreley
Smalltape - Loreley
Camel - Barcelone (Barts) et Loreley
Ange - Vauréal (Forum) et Paris (Café de la Danse)
Chouans /Alan Simon - Mouilleron-le-Captif (Vendespace)
Giorgio "Fico" Piazza Band - Prog Sud
Blank Manuskript - Prog Sud
Frank Carducci - Prog Sud
Ex'Odd - Prog Sud
Franck Carducci - Gresiprog
Anekdoten - Rock au Château
Marillion - Rock au Château
Ange - 2 Days Prog +1
Banco - 2 Days Prog +1
Vanilla Fudge - 2 Days Prog +1
RanestRane - 2 Days Prog +1
Amon Duul II - 2 Days Prog +1
Magenta - Prog en Beauce
the D Project - Prog en Beauce
Monnaie de Singe - Prog en Beauce

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Jeudi 15 novembre 2018 @ 03:13:14

Un nouvel album pour Dream Theater

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Dream Theater annonce enfin son nouvel album 'DISTANCE OVER TIME' pour le 22 février 2019 chez via Inside Out Music

DT

Pochette signée Hugh Syme (GC) <3 Stay tuned! 

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Jeudi 15 novembre 2018 @ 02:53:32

Steven Wilson - Live @ Paris Olympia 7/7/2018

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 SW

C’est avec un petit goût de revenez-y que notre ami Steven Wilson aura déboulonné une nouvelle fois les coutures de la vielle dame nommée Olympia. À peine remis de sa prestation au Hellfest pour lequel il envoya du “plus lourd” qu’à l’accoutumé, la petite formation (Steven entouré de Nick Beggs, Craig Blundell, Adam Holzman et Alex Hutchings) a donc repris rendez-vous avec la salle de concert parisienne après une première date en mars qui avait rapidement affiché complet.

Il faut préciser que le succès de son dernier album studio en date, To the Bone, a également touché le public français ainsi que les médias qui se sont fait forts de découvrir ce jeune talent qui venait de franchir la cinquantaine. Après la tournée des grands ducs (radios, Taratata, showcases), puis un tour du monde qui aura démarré il y a plusieurs mois déjà, Steven Wilson redébarque avec quelques surprises afin de ne pas redonner le même concert au public qu’il imaginait peu ou prou similaire. Aussi, le surdoué britannique mélangera la quasi intégralité de To the Bone (neuf titres) avec un gros bout de Hand.Cannot.Erase dont les extraits ressortiront pleins d’électricité (“Home Invasion”, “Regret #9”, “Routine”, “Hand Cannot Erase”, “Ancestral”, “Happy Returns”).

Si le concert de mars avait laissé des traces soniques aux spectateurs, les ingénieurs du son étant visiblement atteints d’une otite contagieuse à l’époque, les potards ayant très largement dépassé le cadre du bien-être, le premier morceau "To the Bone" pose ses valises au même endroit avant de corriger le tir et d’offrir une prestation largement supportable où chaque musicien se fait entendre.

On ne le redira jamais assez, la scénographie joue un rôle toujours primordial, avec un jeu de drapé transparent et de projections holographiques du plus bel effet ("Pariah") quand ce ne sont pas les images des très beaux clip vidéos qui supportent le morceau (le chef d’œuvre "Routine"). Pour faire le tour de la chose, Steven Wilson piochera dans sa discographie pléthorique avec une certaine gourmandise, sortant trois morceaux de Porcupine Tree du lot ("Don’t Hate Me", "Sleep Together", "The Sound of Muzak") et le titre éponyme de Blackfield.

Vingt-deux titres s’égrènent au fil de presque trois heures de jeu. Steven Wilson de plus en plus à l’aise avec le public plaisante, s’offre quelques apartés footballistique avec Craig Blundell, fustige les adeptes du filmage avec portable, et s’amuse d’être l’un des rares groupe actuel à pouvoir enchaîner un festival métal avec un festival de musique pop quelques jours plus tard.

À l’écoute de ce concert, une chose de certaine : Steven Wilson est l’un des artistes les plus versatiles et ses réussites dans des genres parfois totalement opposés prouve la capacité du bonhomme à créer son univers, bardé de sombre, de dépression, mais aussi de couleurs. S’il déclare ne pas être son propre narrateur et ne faire que raconter des histoires éloignées de lui, on peut lui reconnaître la sincérité du caméléon. Un concert à la fois virtuose et festif. Un grand moment de musique(s).
Cyrille Delanlssays

Setlist

To the Bone
Nowhere Now
Pariah
Home Invasion
Regret #9
Routine
Hand.Cannot.Erase
Ancestral
Happy Returns
Ascendant Here On…

People Who Eat Darkness
Don’t Hate Me (Porcupine Tree)
Permanating
Song of I
Refuge
The Same Asylum as Before
Vermillioncore
Sleep Together (Porcupine Tree)

Rappels
Blackfield (Blackfield) (acoustic)
Postcard (acoustic)
The Sound of Muzak (Porcupine Tree)
Song of Unborn

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Samedi 07 avril 2018 @ 17:51:24

Double concert des groupes DieS GoA UniT et Dies irae

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Avis à nos amis du sud de la France : un double concert des groupes DieS GoA UniT et Dies Irae aura lieu samedi 14 Avril 2018 à 20:30 au Théâtre Michel Daner, 27 Boulevard de la République, 06240 Beausoleil. Réservations: 04 93 78 90 80 - Entrée: 10€
 
- Dies Irae (1969-79), groupe emblématique de l'underground français, récemment reformé suite à l'édition, en 2016, d'un disque vinyle (enregistrements des 70's, live et studio) par le label Monster melodies, interprètera avec son line-up originel, les musiques de son répertoire.
André CASPAR : saxophones, flûte, André FASSETTA : piano, saxophone, clarinette, chant, Guy GALASSINI : batterie, flûte, François SZŐNYI : guitare, chant et Stéphane SZŐNYI : basse
 
- Dies Goa Unit, qui se produit régulièrement en trio dans les festivals et clubs de jazz européens mêlant compositions et relectures, en quartette avec Richard Sinclair, icône des années 70 (ex Caravan, Hatfield & the North), rendra hommage aux musiques progressives anglaises (Soft Machine, Caravan, Hatfield and the North, Matching Mole).
Alexandre DEL FA : basse, chant, Guy GALASSINI : batterie, flûte, François SZŐNYI : guitare, chant.
Invités: Sabine Moscato, piano et André Fassetta, saxophone
 
Dies
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Samedi 07 avril 2018 @ 17:27:18

Jacques Higelin nous a quitté...

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Le rapport avec les musiques progressives ? MAGMA (et un peu GONG) !
En effet, il avait bossé avec quelques musiciens de la formation Zeuhl, tels que :
Francis Moze (bassiste, cofondateur de Magma, également dans Gong), Laurent Thibault, bassiste et guitariste (les Zorgones, cofondateur de Magma), lequel est devenu également réalisateur, ingénieur du son (le célèbre Château d'Hérouville) et a fondé chez Philips le label Thélème, consacré au rock progressif français : Ergo Sum, Mor (premier disque de Dan Ar Braz), Univeria Zekt (avec Magma, Zabu, Lionel Ledissez, chanteur d'Ergo Sum), Solitude, Zabu (premier chanteur de Magma)
- Bernard Paganotti (bassiste, Magma, Weidorje, Paga Group)
Michel Santangeli (ou Santangelli) (notamment connu pour avoir été le batteur d'Alan Stivell puis de Dan Ar Braz dans les années 1970)
Didier Lockwood (Magma)
Didier Malherbe (Gong, Hadouk Trio)...

higelin

Notre rédacteur en chef avait même écrit un dossier sur ses "années rock" dans notre n° 70 de juillet 2009 : BBH 75 (1975), Irradié (1975), Alertez Les Bébés (1976), No Man's Land (1978), Champagne Pour Tout Le Monde (1979) et Caviar Pour Les Autres (1979). http://koid9.fanzine.online.fr/sommaire.php?mag=70

RIP au plus grand des baladins français...

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