Le magazine

koid9 magazine

News letter


Votre adresse E-mail



Recevez par mail le sommaire du prochaine numéro.

L'Edito

L'été s'ra chaud !

 Ça y est, il est enfin là : l'été qu'on n'attendait plus !

Et avec lui, son lot de bonheur.

Voici le temps de prendre le large, destination l'Empire du Soleil Levant pour une croisière express organisée par Yuka et son équipage.

yuka

Ou alors de naviguer sur une mer intérieure, sous le commandement de Cap'tain 'Igloo' Stolt.

sea within

Nous serons plusieurs à 'voir double' après une cuite avec Nolan et Pointer

arena

Et à se faire chercher des 'noises' sur le dance 'floor' par des barbus aux oreilles pointues.

SB

Après une 'Douzième Nuit' à teufer dans un monde de 'fiction', peut-être aurons-nous envie de 'faits' concrets : visiter la Piazza Navona à Rome, déguster un Gazpacho à Oslo ou bien opter pour un Ex-Odd en terre provençale ?

gazpacho

A ne surtout pas manquer cette été : la treizième édition de la Night Of The Prog sur le site romantique de la Loreley du 13 au 15 juillet, ainsi que le vingtième anniversaire du Festival Crescendo sur l'incontournable esplanade naturelle du Concié à St Palais Sur Mer du 18 au 21 août. N'oublions pas non plus le désormais culte 2Days Prog +1 de Veruno du 7 au 9 septembre et le Petit Poucet Rock Au Château de Villersexel (au pays de la Cancoillotte) les 4 et 5 août.

Loreley2018RaCCrescendo20182Days2018

12 soirées d'extravagances progressives avec des artistes venus de très, très loin pour notre plus grand plaisir.

Soyez certains de retrouver plusieurs rédacteurs de votre magazine préféré à chacun de ces événements !!

Excellentes vacances à vous tous et bonne lecture ensoleillée de votre Koid9, tout beau, tout chaud.

On a bien bossé, place maintenant à la détente, les doigts de pieds en éventail…

Cousin Hub pour la rédaction de Koid'9 

Samedi 07 avril 2018 @ 17:51:24

Double concert des groupes DieS GoA UniT et Dies irae

Rechercher dans Les news
Avis à nos amis du sud de la France : un double concert des groupes DieS GoA UniT et Dies Irae aura lieu samedi 14 Avril 2018 à 20:30 au Théâtre Michel Daner, 27 Boulevard de la République, 06240 Beausoleil. Réservations: 04 93 78 90 80 - Entrée: 10€
 
- Dies Irae (1969-79), groupe emblématique de l'underground français, récemment reformé suite à l'édition, en 2016, d'un disque vinyle (enregistrements des 70's, live et studio) par le label Monster melodies, interprètera avec son line-up originel, les musiques de son répertoire.
André CASPAR : saxophones, flûte, André FASSETTA : piano, saxophone, clarinette, chant, Guy GALASSINI : batterie, flûte, François SZŐNYI : guitare, chant et Stéphane SZŐNYI : basse
 
- Dies Goa Unit, qui se produit régulièrement en trio dans les festivals et clubs de jazz européens mêlant compositions et relectures, en quartette avec Richard Sinclair, icône des années 70 (ex Caravan, Hatfield & the North), rendra hommage aux musiques progressives anglaises (Soft Machine, Caravan, Hatfield and the North, Matching Mole).
Alexandre DEL FA : basse, chant, Guy GALASSINI : batterie, flûte, François SZŐNYI : guitare, chant.
Invités: Sabine Moscato, piano et André Fassetta, saxophone
 
Dies
Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami
Samedi 07 avril 2018 @ 17:27:18

Jacques Higelin nous a quitté...

Rechercher dans Les news

Le rapport avec les musiques progressives ? MAGMA (et un peu GONG) !
En effet, il avait bossé avec quelques musiciens de la formation Zeuhl, tels que :
Francis Moze (bassiste, cofondateur de Magma, également dans Gong), Laurent Thibault, bassiste et guitariste (les Zorgones, cofondateur de Magma), lequel est devenu également réalisateur, ingénieur du son (le célèbre Château d'Hérouville) et a fondé chez Philips le label Thélème, consacré au rock progressif français : Ergo Sum, Mor (premier disque de Dan Ar Braz), Univeria Zekt (avec Magma, Zabu, Lionel Ledissez, chanteur d'Ergo Sum), Solitude, Zabu (premier chanteur de Magma)
- Bernard Paganotti (bassiste, Magma, Weidorje, Paga Group)
Michel Santangeli (ou Santangelli) (notamment connu pour avoir été le batteur d'Alan Stivell puis de Dan Ar Braz dans les années 1970)
Didier Lockwood (Magma)
Didier Malherbe (Gong, Hadouk Trio)...

higelin

Notre rédacteur en chef avait même écrit un dossier sur ses "années rock" dans notre n° 70 de juillet 2009 : BBH 75 (1975), Irradié (1975), Alertez Les Bébés (1976), No Man's Land (1978), Champagne Pour Tout Le Monde (1979) et Caviar Pour Les Autres (1979). http://koid9.fanzine.online.fr/sommaire.php?mag=70

RIP au plus grand des baladins français...

Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami
Mardi 06 mars 2018 @ 21:12:54

Ah... Les longues plages de RIO !

Rechercher dans Concert

Septembre 2017 a vu les 10 ans du festival Rock In Opposition se tenir à LE GARRIC (81).

Phil "PhilOman Bass" Garnier y était et nous a envoyé son compte-rendu que nous publions ci-dessous bien volontiers.

entete-rio2017.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un an plus tard, me voici de retour en ce lieu hors du temps qu'est le Cap'Découverte de LE GARRIC (81) pour les 10 ans du Festival ROCK IN OPPOSITION. Impossible de rater un tel évènement quand on doit y croiser pour l'occasion beaucoup de ceux qui ont marqué les 9 éditions précédentes.


Une fois de plus, la qualité est au rendez-vous à tous les étages : site, accueil et qualité du son imparable. Le public du RIO s’est peu à peu développé autour d’une famille de fidèles qui vient aussi bien d’Amérique du Nord que d’Asie. Une douce ambiance  où l'on navigue entre les deux scènes, les bars, les stands des musiciens et des disquaires.


Tentons de résumer ici et en peu de lignes ces nombreuses découvertes d'une richesse inouïe.


15 septembre
C'est ARANIS (Belgique) qui ouvre le bal. Cette formule acoustique : piano, contrebasse, accordéon, violon et flûte, se promène sans difficulté sur un répertoire de reprises allant de NIRVANA à DAVID BOWIE avec une orchestration et des arrangements des plus surprenants.


Puis c'est au tour de CHEER ACCIDENT (USA) de prendre possession de la scène pour une séance de gymnastique (!), en préambule d'un concert de haute voltige. Ce groupe pour le moins épatant oscille sans cesse entre KING CRIMSON et MAGMA dans un Math Rock bourré de contrastes, alternant ambiances Hard, Cool et Free au gré des collages.


L'évènement annoncé de cette journée fut le concert de FAUST (Allemagne). À la grande joie de leur nombreux fans, FAUST renoue ici avec le KRAUTROCK dont il fut l'un des plus dignes représentants dans les années 70. Pas de musique bruitiste donc cette fois-ci, mais un savoureux KRAUTROCK, parfois teinté de Psyché qui nous entraine aussi vers l'univers d'ASHRA TEMPLE. L'esprit de FAUST est très ouvert et ses musiciens se promènent en toute liberté.  Et pourtant... c'est en toute liberté que je ne parviens pas à pénétrer cet univers. Sans doute est-ce dû à cette douce impression que Jean-Hervé PERRON, la tête pensante du groupe, a du mal à cacher qu'il est le premier convaincu de son génie et du génie de ses œuvres.


16 septembre
Heureux comme un pinson, me voici de retour pour cette deuxième journée. La pluie s'est invitée, mais ça ne gâche en rien notre enthousiasme.


LE SILO, trio japonais (3 voix, guitare, claviers, batterie) offre avec le sourire un cocktail de jazz Rock plutôt dans l'esprit de Frank ZAPPA. Ces trois là sont pour le moins festifs et déjantés et manifestement, le vin français leur procure joie, bonheur et volupté. Très drôles ! Plus sérieusement, les enfants d'une école de musique viendront jouer les doublures, accompagnant leurs maîtres et parfois les remplaçant même, chacun sur son instrument respectif.


MIRIODOR (Canada) prend le relai avec, j'en suis désolé, une musique sans vie ni saveur, qui ressemblerait à un non-KING CRIMSON ou un non-SHYLOCK. beaucoup de bandes son, beaucoup de collages, des morceaux sans début ni fin (comment s'y retrouvent-ils ?). On passe d'un titre à l'autre sans distinguer quoique ce soit. Bref...


TRANS-AEOLIAN TRANSMISSION nous vient de France. Ce duo Guitare/basse joue face à un écran et dos au public, en totale synchronisation avec le film projeté et sa bande son. «Xinjiang, Taklamakan & Karakoram» est leur première réalisation. Une musique Néo-Shamanique & Post-Industrielle pour une aventure/création composée, enregistrée et filmée en compagnie de shamans et musiciens dolans en pays ouïghour, au Xinjiang musulman de la République Populaire de Chine. Sur scène, les deux musiciens restituent ces compositions sur la projection de leur road-movie aventureux poétique réalisé in-situ. Militant et prenant.


GONG (Planet Gong) débute la soirée et va nous prouver que "You can't kill GONG !". Ils sont de retour avec un nouvel album auquel Daevid Allen aura prêté sa voix une dernière fois sur deux titres, avec son assentiment et ses encouragements à perpétuer le Flying Teapot après lui. Le jeune leader KAVUS TORABI (du groupe GUAPO que nous verrons le lendemain) fut adoubé par lui comme le successeur. Beaucoup d'hommages donc à Daevid comme à Gilli SMYTH et pas mal de classiques mêlés au nouveau répertoire du groupe. La voix est parfois limite au niveau justesse. Dommage. Il n'empêche que l'esprit est là et l'ambiance aussi.


Après être monté si haut dans l'espace, autant y rester ! ACID MOTHERS TEMPLE (Japon) assure donc le final, parfaite thérapie pour planer très haut dans les sphères psychédéliques sans recourir à d'illicites substances. Folie totale !

Francois_AcidMothersTemple.jpg

Mais comment font-ils pour tenir à un tel rythme ? Pas un temps mort, pas un moment de répit. Les tempi ébouriffants de la section rythmique permettent au guitariste Kawabata MAKOTO de délirer au delà du raisonnable, pendant que son acolyte, préposé au claviers et au térémine, plane au dessus du lot dans une zen attitude contrastante. Assurément, la méga claque de ce festival. Encore un joli hommage à GONG en ouverture de ce concert, comme pour nous rappeler que les chemins des deux groupes se sont croisés il n'y a pas si longtemps.


17 septembre
C'est a.P.A.t.T (Royaume Uni), prononcez "Appetite", qui ouvre ce dernier jour avec la musique la plus folle et la plus inclassable qu'il m'ait été donné d'entendre. Impossible de dire qui joue quoi tant les instruments sont nombreux et variés et que chacun en change allègrement. Et puis quel humour, so British bien sûr ! Quelle connivence et quelle richesse. Et puis que de monde sur scène : 7 musiciens tous multiinstrumentistes, pas moins !


IN LOVE WITH (France) nous invite dans ce monde étrange qui est le leur. Le trio batterie, violon et violoncelle est plutôt difficile d'accès, mais génère beaucoup d'émotion dans un style bien barré et contemporain. c'est une merveille de ce festival que de pouvoir pénétrer ces univers inconnus et tous différents. On finit souvent par y entrer et parfois, il est difficile d'en ressortir...


Puis GUAPO (Royaume Uni), avec Kavus TORABI à la guitare et au chant joue dans un esprit somme toute assez proche de GONG. Les thèmes s'enchainent sans temps mort. Le style est très atmosphérique, mais j'ai la curieuse sensation que tout cela est trop répétitif et que rien ne décolle jamais vraiment, comme s'ils avaient le pied toujours collé sur le frein. Bref, je me dit : pas d'âme... Ou bien c'est moi ?


Clou de cette journée et de ce festival, SLAPP HAPPY (Allemagne/Royaume Uni) ici reformé pour l'occasion avec Peter BLEGVAD (guitare), Anthony MOORE (guitare et claviers) et Dagmar KRAUSE (chant) accompagné par la rythmique de FAUST, nous font le plaisir de rejouer 40 ans plus  tard le répertoire pop de leurs débuts.

Francois_SlappHappy.jpg

L'atmosphère est résolument paisible et intimiste. La sublime Dagmar KRAUSE est aussi fragile qu'un petit oiseau et son chant nous transporte vers de purs moments de douceur. Oui : douceur est le mot.


On sort de là comme d'un rêve et le festival est terminé. L'annonce est faite que pour les prochaines éditions, les programmateurs souhaitent changer de formule et ouvrir leurs portes à d'autres univers musicaux, tout en restant dans la ligne riche et exigeante du RIO. Personnellement, je leur fait une entière confiance et je me demande déjà ce qu'il vont bien pouvoir dénicher aux 4 coins du globe.
Comme toujours, chacun de ces concerts fut suivi d'une interview du groupe sortant. Les traductions sont assurées en direct en français comme en anglais et le public peut poser ses questions et satisfaire sa curiosité. Avouez que de tels échanges et une telle proximité, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue !

Keep on rocking in a free world !


PhilOman Bass

 

Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami
Jeudi 15 février 2018 @ 22:28:21

Le top 2017 de la rédaction

Rechercher dans Les news

Et voici enfin le Top 2017 de la rédaction de Koid'9 magazine... Enjoy...

 

 



 1. Steven Wilson - To The Bone Discipline - CaptivesSteven Wilson - To the Bone
 2. Black Country Communion - BCC IV
 3. Big Big Train - Grimspound
     Discipline - Captives Of The Wine Dark Sea
 4. Lunatic Soul - Fractured
     Pain of Salvation - In The Passing Light Of Day
     Steve Hackett - The Night Siren
     Deep Purple - Infinite
     Nad Sylvan - The Bride Said No Lunatic Soul - Fracturedbcc4
 5. Barock Project - Detachment
     Roger Waters - Is This The Life We Really Want?
     Spock's Beard - Snow Live
     Anathema - The Optimist
     Big Big Train - The Second Brightest Star
     Dam Kat - Alawn
                                   Innerspace - Rise
BBT-grimspound     Lifesigns - CardingtonPOS-Light
     Magenta - We Are Legend
     Wobbler - From Silence to Somewhere
     Alan Simon - Excalibur IV
     Threshold – Legends Of The Shire
     Carptree - Emerger



En DVD/Blu-Ray, nous avons plébiscité (sans ordre particulier) :


Carducci-live The Pineapple Thief
- Where We StoodLazuli-live
 
 David Gilmour - Live at Pompeii 2016
 Spock's Beard - Snow Live
 Lazuli - Nos Ames Saoules Live 2016
 Franck Carducci Band - Tearing The Tour Apart (Blu-Ray) 
 Stream of Passion - Memento
 Minimum Vital - Connexions
 Mystery - Live at ProgDreams V

En concert, nous avons aimé (sans ordre particulier) :

Ange-live

Ange - Enregistrement public de Heureux ! à Sausheim
Chris Rea - Salle Pleyel à Paris
Steve Hackett - Le Trianon à Paris
Big Big Train - Londres, Cadogan Hall
Magma - Caravan - Lazuli (Rock au Château)
Weend'ô - Harvest - Karnataka - Franck Carducci  Band (Prog en Beauce)

Glass Hammer - Frost* (2 Days Prog + 1)

Karfagen - Panther & C. - Io Earth (Prog Sud)

Hors prog, nous avons également apprécié :

YGAS Yvan Guillevic & Anne Sorgues - Do It Your Way
 Jean Pascal Boffo - Invizible

 Dewa Budjana - Zentuary 
 The House of Lords - Saint of the Lost Souls

 Kryptonite - Kryptonite
 Pride of Lions - Fearless

                                    Tohpati Ethnomission - Mata Hari

Boffo-Invizible

 Depeche Mode - Spirit

 Sparks - Hippopotamus 

 Noel Gallagher's High Flying German Birds - Who Built the Moon?
 Steven Wilson - Last Day of June (soundtrack)
 Blackfield - V
 The Paul Reed Smith Band - Time to Testify
                                    Aimee Mann - Mental Illness
                                    Anne.G - Fragments

 

Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami
Mardi 13 février 2018 @ 20:53:25

Big Big Train Live at Cadogan Hall, le 29 septembre 2017

Rechercher dans Concert

BBT.jpg

Il m’en coûte d’avoir à écrire ce qui va suivre d’autant plus que je fais partie des credits/remerciements (avec l’ami Cyrille) du dernier album, The Second Brightest Star, dont pas un morceau n’aura été interprété, sûrement à cause du manque de temps entre sa sortie surprise et les trois concerts. Mais là n’est pas la question.

J’étais venu à Londres avec encore dans la tête le somptueux concert du Kings Place il y a deux ans. Une fête pour les oreilles et les yeux si bien mise en son par l’ingénieur attitré Rob Aubrey pour le grand retour sur scène de Big Big Train qui en avait été si longtemps absent. On sait que le succès est venu avec les arrivées pérennes de Longdon, Gregory, Manners, D'Virgilio. The Underfall Yard, les deux English Electric et Folklore ont installé BBT au pinacle de la prog et ils seront la tête d’affiche du prochain festival de Lorelei en Allemagne. Ultra mérité.

Aussi avait-on fait le voyage Le Mans - Londres hyper excité. Cadogan Hall, 900 places, est une drôle de salle. Il faut y grimper plusieurs étages avant de prendre place. C’est une ancienne église dévolue à la musique classique. Dans la salle, il y a du grand monde, dont Tony Banks de Genesis ou encore l’écrivain Jonathan Coe, juste à côté de nous.

C’est parti : La violoniste Rachel Hall est seule en scène ; c’est le thème de « Folklore » ; les cuivres enchaînent, tout le monde arrive sur scène sur fond d’applaudissements nourris ; on frémit, on ne pourrait pas être mieux ailleurs. Et puis, la batterie de Nick embraye et là, on sursaute. Elle couvre tout. On n’entend qu’elle. Les cuivres à peine, les autres pratiquement pas. Où sont les deux guitares, celles de Dave et de Rikard ? Où sont les claviers de Danny et Andy, où est la voix de David ? On ne s’attendait certes pas à ce son de garage ! « Brave Captain » est joué trop fort ; la finesse légendaire du jeu de Nick est totalement occultée par le bruit insupportable de ses toms. Durant cette éprouvante première partie du set, ça ira un peu mieux sur des tempos plus feutrés comme ceux de « Last Train » et surtout de l’acoustique (et merveilleux) « Meadowland ». Mais le long et complexe « A Mead Hall In Winter » sera lui aussi spolié par un son si pourri qu’au-dessus de nous, les corbeilles de la salle s’étaient vidées ! Il paraît qu’en haut, c’était pire encore ! J’aime autant vous dire qu’à l‘entracte, Facebook, Twitter et pas mal de gens sur place étaient en ébullition : « Un an que j’attendais cela, je viens de loin avec ma femme et tout ce que j’entends, c’est une batterie ! » Ou encore : « En 2017, aucune excuse d’avoir un son aussi pourri ». J’en avais les larmes aux yeux. Mon groupe préféré, au son si léché, trahi sur ses meilleures et propres plates-bandes ! A la « mi-temps », l’ingé son Rob Aubrey en a vu du monde arriver à son pupitre pour demander ce qui se passait !

Du coup, avant que ne débute le second acte, David Longdon s'est excusé publiquement. Sur scène, lui et les siens n’avaient certainement pas pu mesurer le « carnage ». Il a expliqué qu’ils n’avaient pas eu le temps de répéter dans la salle car ils n’étaient arrivés que le jour même. C’est vrai aussi que Cadogan Hall, très ouvert par le haut des deux côtés, est sûrement moins ad-hoc pour l’acoustique que ne l’était le cosy et feutré Kings Place. Ou que le Real World Studio où BBT avait une fois de plus répété. On a aussi une autre piste. Il ne nous a pas échappé que par rapport aux concerts d’il y a deux ans, Nick D'Virgilio étrennait une batterie beaucoup plus balèze avec deux grosses caisses au lieu d’une et que celle-ci reposait sur une estrade. Elle aura été mal domptée par les capteurs sonores…

Ça ira mieux ensuite même si ça restera loin d’être parfait. Toujours ces toms omniprésents…Mais « Swan Hunter », le fantastique - comme d’habitude - « East Coast Racer » au terme duquel Longdon dira en riant : « On la refait ? » ou le majestueux « Victorian Brickwork » viendront quelque peu cautériser mes plaies. Et c’est tous déguisés qu’ils finiront le set sur un « Wassail » explosif. Sûr qu’on a parlé beaucoup de tous ces soucis ensuite, après le concert, avec les musiciens qui étaient franchement désolés. Sûr aussi que je ne ferai plus l’erreur de me pointer le premier jour. On y essuie parfois les plâtres.

Ce qui m’a aussi foutu le seum’, c’est que certains potes présents le lendemain ou le surlendemain me diront que tout avait été réglé et que le concert avait été génial. Tant pis pour moi, tant mieux pour eux, tant mieux pour BBT. Rendez-vous en Allemagne en juillet prochain pour ma revanche.

Jean-Marie Lanoë

Set List Part 1 : Folklore Overture / Folklore / Brave Captain / Last Train / London Plane / Meadowland / A Mead Hall In Winter - Part 2 : Experimental Gentlemen (Part Two) / Swan Hunter / Judas Unrepentant / The Transit Of Venus Across The Sun / East Coast Racer / Telling The Bees / Victorian Brickwork - Encore : Wassail Overture / Wassail

Commentaires ? | Page Spéciale pour impression   Envoyer cet Article à un ami

Temps : 0.138 seconde(s)