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Mindflowers : Improgressive (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°48)

(405 mots dans ce texte )  -   lu : 69 Fois     Page Spéciale pour impression

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Mindflowers, nouveau groupe venu de l'est, est composé de 4 membres (basse/stick, guitare, claviers et batterie). Tout au long de l'album entièrement instrumental, l'influence jazzy est présente sous diverses formes : sonorité de certains passages de piano, petits passages légèrement jazz-rock, et incartades jazz-fusion. Mais cette teinte jazzy n'est qu'un accessoire à une musique prog, bien menée, riche en émotions et variée.

Démarrage en trombe avec "red spider" (8'18"), morceau complexe, avec un gros travail du bassiste. Au départ le clavier donne d'abord la réplique à la guitare, puis la basse et la batterie arrivent et le rythme s'accélère avec un déchaînement des instruments sur lequel se greffe du piano, après un ralentissement les musiciens s'enflamment à nouveau. L'intro de "sick spirit" est plutôt nerveuse, voir heavy, mais rapidement les claviers apportent de la fluidité au morceau, s'ensuit un beau solo de guitare (un peu dans le style de Quidam), là encore un passage de piano et un beau final. Le plus court morceau de l'album "why" est symphonique et découle d'un duo clavier-basse à 7 cordes. Avec "why not" la musique s'oriente vers le jazz-fusion et on pense notamment aux chiliens de Tryo. Puis un morceau plus planant, "crying skies", avec un final légèrement jazz-rock. Retour dans le jazz-fusion avec "knowing the path". Et le meilleur reste à venir. Tout d'abord avec "Flo's kisses", morceau prog-folk symphonique, avec un son imitant parfaitement celui du violon, langoureux, très slave ; le côté folk est renforcé par les différentes percussions utilisées et la guitare acoustique : superbe ! Et pour finir une longue suite intitulée "talk with myself" (22'37") introduite en douceur, de manière hautement symphonique, puis une légère accélération, et une grande variété de clavier donnant tour à tour une connotation orientale (sur un court passage), un côté jazzy (piano) ou encore le son de l'orgue hammond (sur une trop brève séquence) ; on trouve aussi sur cette suite un soupçon de space-rock, un petit côté folk et une multitude de changements de rythmes qui nous évite de trouver le morceau long. Ce quatuor a indéniablement de grandes capacités techniques. Cet album est complexe et il convient de ce fait de l'écouter plusieurs fois pour en apprécier pleinement le contenu. Il ne manque pas d'intérêt et devrait en ravir plus d'un.

Jean Brianza




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