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Mona Lisa : De L'ombre À La Lumière (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°28)

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Lorsqu'on m'a demandé de chroniquer le nouveau et 6ème disque (CD) de Mona Lisa, je me suis dit: "Aïe! aïe! aïe! dans quelle galère me fourre-je, en acceptant"? Car bien sûr, j'ai accepté. Et j'ai essayé d'être le plus objectif possible. Cela, malgré les incessants tiraillements, dans ma tête; comme vous pouvez sans peine les imaginer. Avais-je le recul nécessaire pour faire cette critique? J'ai pensé que oui. Pour moi, Mona Lisa est une belle mais vieille histoire (avec le temps je n'ai gardé que les meilleurs moments; et Dieu sait s'il y en eut !) et je devais pouvoir parler d'un disque de Dominique Le Guennec + Versailles = "New" Mona Lisa, sans problème. Enfin, ça c'était ce que je me disais avant... parce que durant la première écoute, j'étais déjà moins sûr de moi...

Ce CD, je l'ai écouté trois fois en entier, avant de commencer à en parler. Trois fois j'ai remis l'ouvrage dans mon lecteur. 1ère chose positive : (Je laisse pour la fin les choses qui risquent de fâcher...) le titre. Plutôt bien trouvé, et en tout cas accrocheur. 2ème chose positive : l'esprit des 70's est bien là. Ce qui tenait le plus à coeur à Dominique, c'était de ne pas trahir l'esprit de l'époque. Et bien, rassure toi Dominique, c'est gagné. Les instruments (donc le son, fatalement) et les textes rappellent complètement le rock prog des années 70. La couleur est respectée. Peut-être même trop bien. Je m'explique : Les "Versa Lisa" sont allés puiser l'inspiration, me semble-t-il, un peu trop en avant dans le temps et dans la discographie "mona liséenne". Il eut sans doute été préférable pour eux qu'ils la cherchassent dans "Le petit violon..."; ou mieux encore, dans "Avant qu'il ne soit trop tard", j'ai mes préférences; et elles vont aux productions 76-77 du groupe. Or, avec "De l'ombre à la lumière" -aux nombreuses brisures de rythme, aux séquences hachées et complexes- on revient aux débuts de l'ère du rock prog. Cela dit -je m'empresse de le dire- tous les goûts sont dans la nature; et pour ceux qui se délectent de musiques tortueuses, voire torturées, ce CD est une aubaine. Hélas, car il y a le revers de la médaille, n'est pas Yes qui veut... Le jeu heurté, mécanique des musiciens (hormis le claviste Alain de Lille) et les mesures qui flottent un peu parfois, me rappellent encore un peu plus les premières productions du groupe. Le manque de technique est un handicap, quand on veut absolument interpréter une musique complexe (j'en sais quelque chose, moi qui ai toujours été un batteur ultra limité). Il faut se donner les moyens de ses ambitions musicales. (Voir "3ème étoile à gauche", dernière super production de Christian Décamps et Fils, où les musiciens sont tous de véritables virtuoses dans leur genre...)

Dans "De l'ombre à la lumière", au niveau des compositions, on reconnait davantage la patte de Versailles (surtout au travers de Guillaume de la Pilière et d'Alain de Lille), que celle de Dominique. Est-ce un choix délibéré ? Etait-ce la condition sine qua non à l'aboutissement du projet ? Cela dit, j'aime bien, "passions", "captif de la nuit", "voyage avec les morts", "quelque part sur un quai" et "les noces de cendre" (aux réminiscences "polnaréviennes"). Ces 5 titres sont plus facilement abordables, car plus mélodiques, et possèdent ce que les autres n'ont peut-être pas suffisamment: une ambiance. Quant aux textes, reconnaissons qu'ils ne sont pas franchement gais; qu'ils frisent même assez souvent l'horrifiant et le morbide. Je sais bien qu'on ne peut pas toujours chanter l'amour et les petits oiseaux (Les petits oiseaux s'ils sifflent, meurent aussi d'ailleurs...). Ce n'est pas très optimiste quoi, c'est tout. C'est un parti pris je suppose, de la part de Dominique. Mais là encore, c'est une question de goût de toute façon.

En résumé, "De l'ombre à la lumière" a les défauts d'un premier disque, tels "L'escapade" ou "Vers demain", mais possède suffisamment d'atouts (pour peu que les musiciens veuillent bien les reconnaître et les exploiter) pour qu'on attende le 2ème (ou le 7ème?) CD, avec impatience.

Et dernière chose, qui risque comme j'avertissais au début, de fâcher: les fautes d'orthographe, quasiment à la pelle (et le pèse mes mots !) les omissions et les inversions, sur et dans le livret ! Alors, Crypto et Musea, même combat ? Ah, non ! ça ne va pas recommencer ! Allez va, sans rancune Musea. Ne dit-on pas, qui aime bien châtie bien ? Cela vaut aussi pour vous, les "Mona Versa".

Francis"ZIF"Poulet




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