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Nexus : Detras Del Umbral (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°30)

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A l'heure où l'on évoque le split de Dogma le chef de file du prog sympho­nique sud-américain (suite à la tragique disparition de son bassiste, emporté par un cancer), une nouvelle étoile du genre se profile à l'horizon. En effet Nexus est une formation venue tout droit d'Argentine qui d'entrée de jeu impose avec cette première oeuvre monolithique réel talent et savoir-faire. On ne s'étonnera donc de rien quand on sait que le groupe existe dans sa configuration actuelle depuis 1990, ce qui lui a laissé le temps de se rôder et de peaufiner ce premier disque. Emmené par son claviériste leader Lalo Huber (quel talent !), le groupe détonne et nous en met plein la vue grâce à la flamboyance et à l'omniprésence de ses claviers (Moog et Hamnond en tête, les sons et le style des grand maîtres en sus !). Pas difficile en effet de "déchiffrer" les influences du compositeur Argentin celles-ci sautent aux yeux au travers des 73 minutes de grand symphonisme de ce disque imposant, qui pour l'anecdote a été enregistré "live in studio", sans programmation préalable. Hormis Keith Emerson et Rick Wakeman pour lesquels Lalo Huber voue une admiration sans limite (et il le prouve le bougre !), c'est égale­ment à Clive Nolan et Robert Erdesz (Solaris) auxquels on pense en se plongeant dans l'écoute de cette fresque sublime et parfaitement maîtrisée d'un point de vue technique et mélodique (écoutez donc "tiempo sin razon" et vous comprendrez de quoi je parle !). Seul petit point faible de ce disque admirable (mais voilà un avis bien subjectif), le chant féminin et monocorde de Mariela Gonzalez n'est pas toujours à la mesure ni à la hauteur du propos musical (en gros, ça gâche tout) qui mériterait une bien meilleure illustration vocale (on pense parfois à la chanteuse du groupe italien Tale Cue, en moins bien toutefois !). Heureusement le présent CD est majoritairement instrumental, même si je crains le pire pour l'avenir suite à la lecture d'une interview de Lalo Huber accordée à nos confrè­res du magazine Big Bang : en effet, le claviériste argentin annonce une participation plus active de la chanteuse pour ce qui va constituer le prochain opus. Moralité, je vais de ce pas me réécouter les titres chantés de ce "Detras del umbral" hautement recommandé, car c'est aujourd'hui bien connu, dans le milieu étroit du prog (au sens du peu "d'adhésion"), on s'habitue à tout, enfin presque...

Philippe Vallin




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