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Nexus : Live At Nearfest 2000 (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°48)

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Alors que certains ne jurent plus que par Atempo, la nouvelle formation de la plantureuse chanteuse Mariela Gonzalez (à la justesse approximative, heureusement compensée par un timbre chaleureux et une plastique impeccable), je préfère pour ma part me replonger dans la musique de son ancien groupe Nexus. Que n’a t-on dit sur ce combo argentin ? Que son propos musical était prétentieux, que ses textes étaient empreints d’intégrisme catholique et de philosophie de pacotille. Ne comprenant pas l’espagnol (d’ailleurs le chant est vraiment secondaire chez Nexus), permettez-moi d’apprécier la musique de ces ambitieux argentins. Que Nexus s’inspire plus que de raison d’ELP, je m’en bats le coquillard ! Et puis, je ne trouve pas spécialement que Nexus sonne si ELP que cela, même si le claviériste Lalo Huber, leader de la formation, est indéniablement influencé par Keith Emerson. D’ailleurs, quel organiste de prog ne l’est pas ? La musique de Nexus, à la fois héritée du prog des seventies et du néo-prog des eighties, est extrêmement bien construite, emphatique comme il se doit, avec des guitares particulièrement présentes (excellent Carlos Lucena), notamment en live comme c’est le cas ici. Appréciez-moi donc son solo sur la géniale suite de 13 minutes "symbols in the sky" !

L’enregistrement de "Live at Nearfest 2000" date déjà de 3 ans et demi, et fait donc la part belle au 1er album de 1998, "Detras del umbral", interprété dans sa quasi-intégralité. S’ajoutent un extrait du futur disque à paraître en 2001 (une version de 9’23 de l’excellent "metanoïa", introduite par un speech biblique de Huber), ainsi qu’un solo de clavier, assez auto-complaisant, du maître de cérémonie, nous faisant entendre tous les sons de ses synthés. En parlant de claviers, ces derniers saturent désagréablement à plusieurs reprises : le son de l’album est donc loin d’être nickel (c’est sans doute pour cela que l’album est sous-titré "Official bootleg") ! En tous cas, la musique de Nexus vit, ce qui est plutôt rare dans le prog d’aujourd’hui. Moi, j’aime bien les disques en public, ils permettent de se faire une idée précise du talent, réel ou non, des artistes…

Nexus ne déçoit pas, bien au contraire ! A savoir s’il faut acquérir cet album, je répondrais comme le bon Normand que je ne suis pas. P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non. Si vous adorez les deux albums studios, la surabondance de claviers, ainsi que les ambiances "live", jetez-vous dessus. Si vous ne jurez que par Porcupine Tree ou Sigur Ros et que le rock progressif "made in South America" vous donne des boutons, oubliez…

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