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Odyssice : Moondrive Plus (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°47)

(739 mots dans ce texte )  -   lu : 87 Fois     Page Spéciale pour impression

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Odyssice est l’une des très nombreuses formations de néo-prog dont regorge la hollande, à l’instar de Flamborough Head, Plackband et autres Nice Beaver

Bien que fondé en 1986, le groupe n’a commis son premier album (ou plutôt mini LP) "Moondrive" qu’en 1996, suivi d’ "Impression" en 2000, cette fois sous la houlette du dynamique label Cyclops (qui pour mémoire signe également leurs compatriotes Flamborough Head mais aussi Mostly Autumn, Pineapple Thief ou Saens).

"Moondrive" ayant (selon le groupe) connu un succès international qui a conduit à son indisponibilité dès 1999, le groupe est récemment parvenu à convaincre le label de le ré-éditer en y adjoignant au passage quelques "goodies" et autres joyeusetés multimédia.

Le "Moondrive plus" nouveau est donc arrivé, celui là même qui suit "Impression" tout en restant historiquement son prédécesseur …

Etant donné les digressions historiques que je viens de vous infliger, je vous ferai grâce des divers changements de line up depuis 1987 (départs définitifs, départs puis retours …) pour vous présenter la formation actuelle constituée de Bastiaan Peeters (guitare), Jeroen van der Wiel (claviers), Pascal van de Pol (basse) et Menno Boomsma à la batterie (tiens, ne serait-ce point le frangin de Margriet Boomsma, la chanteuse/flûtiste de Flamborough Head ?).

Et s’il nous parlait de la musique, piaffez-vous j’en suis sûr ? OK j’attaque …

Au menu donc, les quatre morceaux de l’album originel ("frustations", "and so am I", "different questions", "the final decision") suivis de 2 "bonus tracks" et d’une piste multimédia.

L’album démarre par des bruits de pas dans la nuit, puis une portière de voiture s’ouvre et un bolide démarre. A noter que chaque morceau est entrecoupé du bruit d’une voiture lancée à plein régime passant devant l’auditeur et troublant brièvement de son vrombissement le chant des sauterelles durant chaude nuit d’été. D’où le titre de l’album …

A l’écoute du premier morceau, instrumental comme toutes les compositions du combo batave sur ce CD, on se demande si son enregistrement n’a pas coïncidé avec le départ du batteur tant la rythmique sent bon la boîte à rythme programmée à la hâte. Pour le reste, il s’agit d’un titre que je qualifierai d’honnête, sans grande originalité mais qui s’écoute toutefois sans déplaisir.

Le morceau suivant, Pendragon ne l’aurait pas renié tant le toucher de piano et les riffs de guitare s’apparentent à ceux du couple Nolan/Barrett, et tant la composition, faite pour ne jamais agresser l’auditeur au risque de le lasser, s’inspire des canons du groupe anglais. Je sais combien il doit être frustrant pour les groupes de se voir sans cesse comparés à leurs illustres prédécesseurs, mais en l’occurrence je n’en démords pas, "and so am I" c’est du "Pendragon like".

Le morceau suivant est plus personnel, mais il conserve néanmoins ce côté "policé" cher au combo anglais, même si les guitares se font un peu plus agressives sur la fin. On en vient au dernier titre écrit en 96, "the final decision", dont l’intro au piano, assez sympa, est bientôt appuyée par la guitare électrique de Bastiaan qui tisse une mélodie langoureuse mais assez agréable nous amenant à tranquillement savourer cette pièce sans nous poser de questions métaphysiques.

Bien que faisant partie des "bonus", "losing her" qui suit aurait pu naître de l’œuvre originale tant son style colle à celui de la précédente composition..

On en termine avec "power loc", un morceau enregistré en concert, pas mal du tout ma foi dans un style plus rythmé et entraînant que les compos précédentes, et qui rappelle sur sa partie médiane IQ période "Tales". Quant au multimédia je le cherche encore, mais la faute en incombe probablement à la copie dont je disposais pour réaliser ma chronique …

En définitive, je dirai que "Moondrive plus" a été composé de sorte à caresser l’oreille de l’auditeur et ne jamais compromettre sa tranquillité.

En contrepartie, conséquence de la prise de risque minimale adoptée par notre quartet batave, on n’accèdera pas au 7ème ciel, mais on aura la garantie d’évoluer à une altitude où les nuages se font plus rares …

Serge Llorente




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