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One Shot : Ewaz Vader (2006 - cd - parue dans le Koid9 n°60)

(894 mots dans ce texte )  -   lu : 93 Fois     Page Spéciale pour impression

OneShot_EwazVader.jpg Depuis 1999, Emmanuel Borghi, Philippe Bussonnet, James Mac Gaw (tous les trois membres actuels de Magma) et Daniel Jeand’heur forment toujours ce superbe quatuor. Après deux disques "live", on s’était habitué à leur musique brute de fonderie, totalement ancrée au bon vieux jazz rock des années 70, s’inspirant en premier lieu de Magma, mais aussi de la crème du genre (Return To Forever, Tony Williams's Lifetime, Mahavishnu Orchestra). Assister à un concert de One Shot n’est d’ailleurs pas de tout repos. Une rythmique démoniaque (Jeand’heur n’a rien à envier à Christian Vander), une virtuosité à tomber à genoux des claviers analogiques Fender Rhodes et Moog (Borghi est une référence dans le monde du jazz français) et, c’est de plus en plus notable, de la guitare de Mac Gaw, entraînent inexorablement le public dans la folie. Plusieurs fois je les ai vus et je suis, à tous les coups, resté scotché, comme cette dernière fois (le 20 Octobre dernier) dans la salle parisienne Le Triton (dans la commune Les Lilas dans le 93, pour être plus précis) pour un concert promotion. C’est dans cette même salle (qui sert également de studio d’enregistrement) que les musiciens de One Shot ont bien voulu déroger à la règle qu’ils s’étaient fixée jusqu’alors. Le principe même de One Shot était de livrer le témoignage d’un concert dans un disque. Mais cette fois ci, ils ont pris le temps d’enregistrer un véritable album studio au nom incompréhensible "Ewaz vader" (non, ce n’est pas du Kobaien !). Tout d’abord la production : c'est un travail d’orfèvrerie que les équipes du Triton (avec en tête Jacques Vivante) ont effectué pour que l’on puisse d’ores et déjà qualifié de meilleur album de One Shot. Toute la puissance du groupe est démultipliée (et ce n’est pourtant pas un live). Mais c’est aussi grâce à la volonté d’aller encore plus loin vers l’énergie rock que Bussonnet et Mac Gaw ont osé apporter dans le nouveau répertoire, de manière encore plus assumée, leurs compositions à coté de celles plus traditionnellement jazz de Borghi. L’entêtant "ewaz vader" et le prodigieusement rock "missing imperator" témoignent clairement de cet état de fait. Je serais presque (je dis bien presque) tenté d’affirmer que One Shot s’inspirerait plus de King Crimson que de Magma. Mais le courant jazzy (et zeuhl) demeure principal (Borgui n’a pas lâché prise de son influence) dans cette véritable fusion au sens noble du terme. Je peux déjà vous dire que ce "Ewaz vader" sera mon principal coup de cœur de cette année qui s’achève déjà ! Un dernier mot : à noter la présence d’une vidéo extraite d’un concert filmé au Triton en 2005.

Depuis 1999, Emmanuel Borghi, Philippe Bussonnet, James Mac Gaw (tous les trois membres actuels de Magma) et Daniel Jeand’heur forment toujours ce superbe quatuor. Après deux disques "live", on s’était habitué à leur musique brute de fonderie, totalement ancrée au bon vieux jazz rock des années 70, s’inspirant en premier lieu de Magma, mais aussi de la crème du genre (Return To Forever, Tony Williams's Lifetime, Mahavishnu Orchestra). Assister à un concert de One Shot n’est d’ailleurs pas de tout repos. Une rythmique démoniaque (Jeand’heur n’a rien à envier à Christian Vander), une virtuosité à tomber à genoux des claviers analogiques Fender Rhodes et Moog (Borghi est une référence dans le monde du jazz français) et, c’est de plus en plus notable, de la guitare de Mac Gaw, entraînent inexorablement le public dans la folie. Plusieurs fois je les ai vus et je suis, à tous les coups, resté scotché, comme cette dernière fois (le 20 Octobre dernier) dans la salle parisienne Le Triton (dans la commune Les Lilas dans le 93, pour être plus précis) pour un concert promotion. C’est dans cette même salle (qui sert également de studio d’enregistrement) que les musiciens de One Shot ont bien voulu déroger à la règle qu’ils s’étaient fixée jusqu’alors. Le principe même de One Shot était de livrer le témoignage d’un concert dans un disque. Mais cette fois ci, ils ont pris le temps d’enregistrer un véritable album studio au nom incompréhensible "Ewaz vader" (non, ce n’est pas du Kobaien !). Tout d’abord la production : c'est un travail d’orfèvrerie que les équipes du Triton (avec en tête Jacques Vivante) ont effectué pour que l’on puisse d’ores et déjà qualifié de meilleur album de One Shot. Toute la puissance du groupe est démultipliée (et ce n’est pourtant pas un live). Mais c’est aussi grâce à la volonté d’aller encore plus loin vers l’énergie rock que Bussonnet et Mac Gaw ont osé apporter dans le nouveau répertoire, de manière encore plus assumée, leurs compositions à coté de celles plus traditionnellement jazz de Borghi. L’entêtant "ewaz vader" et le prodigieusement rock "missing imperator" témoignent clairement de cet état de fait. Je serais presque (je dis bien presque) tenté d’affirmer que One Shot s’inspirerait plus de King Crimson que de Magma. Mais le courant jazzy (et zeuhl) demeure principal (Borgui n’a pas lâché prise de son influence) dans cette véritable fusion au sens noble du terme. Je peux déjà vous dire que ce "Ewaz vader" sera mon principal coup de cœur de cette année qui s’achève déjà ! Un dernier mot : à noter la présence d’une vidéo extraite d’un concert filmé au Triton en 2005.

Patrick Robinet




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