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Arena : Contagion (2002 - cd - parue dans le Koid9 n°44)

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Le tandem Nolan / Pointer décide enfin de donner un successeur à "Immortal ?" paru il y a 3 ans déjà. Arena représente beaucoup pour moi. C’est effectivement le superbe "Song from a lions’ cage" (1995) qui m’a donné envie de m’intéresser au rock progressif contemporain. Ce disque n’avait cessé de passer sur ma platine jusqu’à la sortie de "Pride" l’année suivante. A l’époque, Arena était le leader incontesté de la 3ème vague du progressif, alors que Spock’s beard et Flower Kings étaient encore bien peu connus… Et puis, Nolan a pris la grosse tête : chaque album voyait un line-up différent et la machine s’est quelque peu grippée. Après un "The visitor" à mon avis surestimé et un "Immortal ?" bien pâle, "Contagion" est le 1er album d’Arena à compter le même personnel que son prédécesseur. 1er constat : le son Arena est bel et bien présent. On reconnaît parfaitement la touche incomparable de Nolan and co avec ces synthés omniprésents, ce piano entêtant, la guitare lyrique merveilleuse de John Mitchell survolant l’ensemble. La lourdeur rythmique est malheureusement toujours là elle aussi, du fait du jeu pataud de Mick Pointer et du manque de nuances de Ian Salmon (l’intro à la Black Sabbath de "witch hunt"). Le chant rugueux (l’école Fish) servi par l’escogriffe Rob Sowden, plus aigu que celui de ses prédécesseurs, est typique du son Arena et par conséquent reconnaissable entre mille. Signalons que "Contagion" a été enregistré aux mythiques studios d’Abbey Road !! 2ème constat : les compositions, bien construites, tiennent la route. Elles constituent en 13 chansons et 3 instrumentaux un concept cohérent sur la quête de la rédemption à travers un avenir sombre et angoissant. Si on apprécie le talent d’écriture de Nolan, il faut signaler qu’il repose ici plus sur l’expérience que sur une véritable inspiration des grands jours. Le concept est hyper prenant dans ses ambiances et ses breaks, mais on ne peut pas dire qu’Arena a composé des mélodies mémorables comme on pouvait en trouver sur ses 3 premiers albums. L’amateur d’Arena ne sera pas déçu à l’écoute de "Contagion", mais il ne sera pas renversé non plus. Le groupe poursuit son petit bonhomme de chemin, soignant la forme (le son) et figeant le fond (les compositions typiquement néo-progressives). Pas de progression donc pour celui qui fut à un moment le plus apprécié des groupes progressifs. Un album bien agréable toutefois…

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