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RC2 : RC2 (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°47)

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Tout d'abord je tiens à préciser que je ne suis pas le spécialiste des groupes d'Amérique du Sud, mais il est vrai que l'on y trouve quelques formations de qualité. Après les groupes chiliens Tryo et Subterra, voici les vénézuéliens de RC2, formé après la dissolution de Radioclip (4 albums de 1988 à 1994). Le groupe est composé d'Eduardo Benatar (batterie), Felix Duque (chant), Demian Mejicano (guitare électrique et acoustique), Pedro Misle (basse) et Rafael Paz (piano et claviers) ; pour augmenter leur "puissance de frappe", ils ont fait appel à un deuxième percussionniste, Francisco Diaz. En effet, ces vénézuéliens nous proposent quelques passages énergiques à la Dream Theater, laissant à penser qu'ils essaient de réviser la physique (pour eux E = RC2 ?).

La réalité est plus complexe, tous les ingrédients nécessaires à l'obtention d'un excellent album : alternance de morceaux lents et rapides, 3 morceaux instrumentaux (seuls morceaux courts), du chant (en espagnol) qui passe très bien, 2 suites de 14 minutes, une symbiose entre des fréquences dynamiques et des passages symphoniques, en grande partie grâce aux claviers variés et omniprésents.

L'album démarre en douceur avec "obertura", premier morceau instrumental comprenant un solo de piano accompagné par des claviers pour donner un ensemble symphonique presque classique. Le contraste n'en est que plus grand avec le morceau suivant, "joroprog", dans lequel s'entremêlent une rythmique dynamique et beaucoup de claviers, avec plusieurs breaks (tantôt acoustique, tantôt planant). De son côté "nada", avec son intro légèrement space-rock, met surtout le chant (et les chœurs sur le refrain) en valeur, pour s'enflammer vers la fin. Tout au long de l'album c'est le même topo : changements de rythme, multiples influences, du chant utilisé avec modération et surtout beaucoup de claviers. Les morceaux instrumentaux sont équitablement placés sur l'album (1er, 5ème, 9ème morceau), chacun dans un style différent : "RM" est acoustique (guitare-basse) et "voz de tempestad" comprend des passages de guitare à la Mike Oldfield. Notons aussi les 2 temps forts que sont les suites "fria" (14'19") et "se pierde el sol" (14'14"). "Fria" se divise en fait en 2 parties. La première est introduite par un orgue hammond, sur lequel se greffe d'autres claviers et la rythmique (basse, guitare, batterie) ; après un break planant et avec du piano, puis un solo langoureux de guitare, retour de la fréquence précédente. La deuxième partie de "fria" voit l'apparition du chant, accompagné d'abord du piano, puis des autres instruments dans un passage symphonique, qui s'enflamme soudainement ; le morceau s'achève par le retour piano-chant. L'autre suite "se pierde el sol", également un morceau essentiellement instrumental, avec un intro planante à la Bjorn Lynne, est un vrai patchwork musical : on y retrouve tour à tour passages planants, balade espagnole, séquence symphonique, accélération heavy, soli de guitare et de piano, claviers très variés…

Un album très réussi, qui devrait enchanter les amateurs de rock symphonique de qualité.

Jean Brianza




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