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Rumblin' Orchestra : Spartacus (1999 - cd - parue dans le Koid9 n°30)

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Cette nouvelle formation qui nous vient de l'est (du côté de chez Solaris et After Crying ! Oâh ! si tout le monde est aussi bon et inspiré dans ces contrées!) affiche d'entrée de jeu de hautes ambitions symphoniques avec ce "Spartacus" grandiloquent aux allures de péplum progressif. En effet, solidement appuyé d'une orchestration classique très complète, Rumblin' Orchestra nous propose une musique virtuose aux thèmes "grandioses" et souvent pompeux (c'est un peu exagéré, voir caricatural parfois, comme cette intro du morceau titre "spartacus" qui illustre­rait parfaitement "la grande parade du cirque", ou un spectacle de magie kitsch 100% made in América!). Mais bon, ces fautes de goût mises à l'écart, l'ensemble n'aurait certes pas été renié par le ELP de la grande époque. D'ailleurs, la com­paraison avec le trio mythique est inévitable, le point d'orgue (c'est le cas de le dire !) étant atteint sur des titres comme "spartacus 2000", véritable nouveau "rondo" délirant auquel on aurait rajouté de nouveaux thèmes, ou encore sur les 1er et 3ème mouvement de "concerto" où le claviériste Bela Ella (meuh non ! rien à voir avec un acteur défunt ayant jadis incarné le rôle d'un célèbre comte roumain aux dents longues !) s'en donne à coeur joie en pillant et usant du doig­té célèbre de maestro Keith Emerson. On retrouve également la sauce ELP (qui prend plutôt bien d'ailleurs !) sur "victory of death" qui par certains effets em­ployés rappelle curieusement le classique "karn evil 9". Pour le reste, nous avons affaire à des compositions aux intros souvent classico-symphoniques avec une sec­tion cuivre très présente (ex "the last day") relayées (renforcées ?) par une instrumentation plus typiquement rock, offrant une musique très en relief et aux multiples rebondissements. L'ambiance générale du disque évoque cependant quasi constamment celle des grandes productions hollywoodiennes des fiftie's (fresques antiques ou bibliques à la "Ben-hur") ou encore les péplums spaghetti des Hercule et autre Maciste (le groupe n'est apparemment pas issu des contrées du célèbre compositeur Miklos Rozca pour rien !). A noter également la présence d'une reprise du "america" de Leonard Bernstein (décidément, on ne sort pas du cinéma, re­member "West side story" !), un (gros) poil supermarché avec ses faux applaudis­sements sur séquence à la bontempi qui fait ainsi dans le pompeusement ridicule. Voilà un soi-disant "bonus track" loin d'être indispensable qui vient quelque peu gâcher l'harmonie et l'équilibre d'un disque en partie réussi, mais déjà suffisamment "pompié" ! (Rick Wakeman, qui tout au long de sa carrière solo a excellé dans ce domaine, à mon avis adorerait certains passages croustillants de ce CD !). Bref, si vous êtes friands de fresques musicales grandioses (du même genre que le premier Quasar Lux Symphoniae), même assaisonnées d'un petit côté kitsch ou "has-heen" comme le dit si bien notre ami Denis Perrot, alors ce disque est fait pour vous. Quand aux autres, une légère programmation de plages sera nécessaire afin d'éviter au mieux les grincements de dents I

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