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Salem Hill : Puppet Show (2003 - 2 cd - parue dans le Koid9 n°47)

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Ce double CD live du groupe américain, long d'environ 110 minutes, en comptant le dernier morceau enregistré en studio spécialement pour l'occasion, a été enregistré tout d'abord en 1997, au Progday et en 2002, toujours aux USA, alors que le groupe pensait à se séparer et donnait un concert spécial pour ses fans. Son intérêt réside beaucoup dans la présence de nombreux titres inédits pour qui ne possède que les albums "Catatonia" (1997-2001), "The robbery of murder"(1998) et "Not everybody's gold" (2000). Salem Hill en a enregistré deux auparavant, en 92 et 93, mais ceux-ci ne sont disponibles qu'en CD-R pour l'instant, via le site Internet du groupe.

Le groupe semble avoir perdu son claviériste recruté en 2000, l'excellent Michael Ayers. Comme par hasard, il ne figure ici qu'un seul titre de leur dernier album studio en date ("january"). Cela laisse Michael Dearing et Carl Groves partager les guitares mais aussi les claviers, tandis qu'on retrouve toujours Pat Henry (un bassiste proche de Chris Squire !) et Kevin Thomas (batterie).

Evidemment, il n'est pas facile, vu la complexité et la richesse des arrangements de la musique de Salem Hill, de jouer et de chanter en même temps pour Groves et Dearing… voire de passer d'un instrument à l'autre en cours de morceau. Aussi, malgré l'excellente qualité sonore de ce document, il ne faut pas s'attendre à retrouver l'aspect très bien fini des enregistrements studio.

On notera la présence de David Ragsdale (ex-Kansas) sur 2 titres du concert de 1997 et il faut mentionner que celui-ci improvisa ses parties de violon !

Le livret est très intéressant car chacun des quatre membres y donne son avis sur chacun des 15 morceaux live, ou presque.

Salem Hill est un groupe pour le moins curieux. Ses influences et ses arrangements peuvent énormément varier d'un morceau à l'autre. Au cours des dernières années, Le trio originel de Groves, Henry et Thomas s'est enrichi de Michael Dearing (guitares, claviers, voix) en 1997, puis du claviériste Michael Ayers en 2000. Voilà un groupe qui sonne comme plusieurs groupes en fait. C'est le cas sur ce live, même si ce sont les quatre mêmes hommes qui interprètent ces 16 morceaux allant de 3 à plus de 12 minutes.

Certains morceaux ne comportent pas de claviers, d'autres au contraire sont basés dessus ! Pas mal de titres ne correspondent pas à l'image qu'on se fait souvent du progressif, certains sont simples, d'autres très compliqués, quelques autres encore, laissent pas mal de place à l'improvisation comme "invisible", interprété en trio (sans Dearing) avec un énorme solo de guitare de Carl Groves dont le son est ici complètement trafiqué. Salem Hill rappelle parfois un peu Rush dans les années 75-81, une des rares références identifiables du groupe… On peut aussi vaguement évoquer Kansas dans ce qu'il a de plus mélodique et de plus direct ("brave new world"). Le groupe peut aussi bien jouer assez rock avec des solos de guitare agressifs que faire des ballades acoustiques, de longues suites à rebondissements ou bien des morceaux épiques aux envolées majestueuses. Les textes souvent conceptuels sont eux aussi très importants.

Les points faibles de cet album viennent du fait que rien n'a été retouché et malheureusement, comme ils l'avouent eux-mêmes, il y a quelques plantages, surtout au niveau vocal. Groves possède une voix claire et agréable mais au registre assez limité. Il en est de même pour Dearing qui lui, possède par contre un timbre carrément éraillé. Thomas chante également un peu. Les parties vocales de SH sont souvent élaborées et difficiles. On grincera donc un peu des dents à plusieurs occasions, quand la justesse fait un peu défaut ou que les harmonies vocales ne sont pas parfaitement synchronisées… Les claviers auraient aussi gagné à être mis plus en avant.

"Puppet show" mérite quand même un large détour pour ses inédits et sa pêche indéniable. Salem Hill est rentré en studio cette année et le nouvel album conceptuel, "Be", devrait être très près de sortir au moment où vous lirez ces lignes. Pour les passionnés, ils ont rentré sur leur site le journal perso complet de ces sessions ! Wait and listen !

Marc Moingeon




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