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Salem Hill : Be (2004 - cd - parue dans le Koid9 n°50)

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Avec son septième album en 13 ans de carrière, Salem Hill nous enchante une nouvelle fois. Comme "Catatonia" et "The robbery of murder", "Be" est un album conceptuel sur l?existence ("où vais-je  ?", "qui suis-je  ?", "pourquoi suis-je sur terre  ?"?). Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, Salem Hill est un très bon groupe de prog mélodique américain, largement influencé par Kansas. Les deux précédents opus studio du groupe ("The robbery of murder" et "Not everybody?s gold", parus respectivement en 1998 et en 2000), ainsi que le double-live "Puppet show" (chroniqué il y a deux numéros par Marc et résumant parfaitement les années 1991-1997) -sur lesquels intervenait l?ex-violoniste de Kansas David Ragsdale- sont bien entendu recommandables. Toutefois, entre un "très bon album" et un "chef-d??uvre", il y a un pas que Salem Hill n?a pas encore franchi. A l?instar de Glass Hammer, Salem Hill progresse lentement sans réussir à rendre sa musique (plutôt très soignée et extrêmement agréable) incontournable. "Etre ou ne pas être un ténor du prog", c?est la question qui revient inlassablement à l?écoute de "Be". Ce disque contient de superbes passages  ; les voix sont belles  ; il y a une idée par minute  ; la production est superbe  ; la musique est particulièrement en place. Mais, il manque ce je-ne-sais-quoi qui rend un album essentiel. En fait, le côté conceptuel, avec ces 15 plages qui s?enchaînent gentiment, rend "Be" moins accrocheur qu?il pourrait et devrait être. C?est un comble lorsqu?on se réclame de Kansas qui, justement, est connu pour ses mélodies accrocheuses  !

Après de nombreuses écoutes, il est quasiment impossible de vraiment se souvenir d?une mélodie. Hormis le petit leitmotiv qui revient trois fois dans l?album?. Aucun titre ne sort vraiment du lot, sauf peut-être le court "the red pool", sorte de petit tube prog/hard FM en puissance. Par rapport aux deux précédents opus studio, "Be" s?émancipe un peu de l?influence de Kansas pour préférer celle, toute aussi envahissante, de Spock?s Beard. Carl Groves (guitares, claviers, chant principal et compositeur exclusif) est une sorte de Neal Morse tenant son groupe d?une main de fer. Comme Spock?s Beard dans "Snow", Salem Hill alterne moments acoustiques intimistes, passages rageurs (avec touches grunge), échauffourées vocales à la Gentle Giant et plages instrumentales très complexes et belles. En résumé, j?aime beaucoup Salem Hill et "Be" est à conseiller à ceux qui comme moi ont craqué sur les 3 albums énumérés au début de cette chronique, les seuls disponibles (chez Cyclops) encore aujourd?hui. Toutefois, Salem Hill demeure un second couteau du progressif, dans l?ombre de Kansas et de Spock?s Beard, mais plutôt meilleur que 90% des groupes actuels...

Très bon mais pas excellent  : ma chronique est plutôt critique, car j?avais mis beaucoup d?espoirs en Salem Hill  !! Qui aime bien, châtie bien? Allez les gars, pour le prochain lâchez-vous  ! Il ne manque vraiment pas grand chose  !

Note : 4/5

Cousin Hub




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