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Seid : Creatures Of The Underworld (2006 - cd - parue dans le Koid9 n°64)

(501 mots dans ce texte )  -   lu : 97 Fois     Page Spéciale pour impression

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Lire la "concurrence" a du bon ... car, je dois l'avouer, sans nos confrères belges de ProgResiste et surtout leur CD sampler, jamais je ne me serais intéressée à ce groupe de norvégiens un brin déjantés ! Je dois même avouer que sur leur compilation accompagnant le numéro 48 beaucoup de choses m'ont chatouillé les oreilles (Arpia, Hypnos69, Monkey3 ...), mais c'est vraiment le titre "dragons & demons" qui a d'emblée reçu les faveurs de mes conduits auditifs : fine mélodie sur ambiance psychédélique et planante. Un régal… !
Pourtant à l'écoute de la première moitié de l'album ce titre est plutôt trompeur, une sorte de transition vers un final un peu plus calme. A l'image de sa pochette hors norme, et pas forcément du meilleur goût d'ailleurs (mais à vrai dire un peu de folie dans notre genre de prédilection un peu coincé ne fait pas de mal), les 20 premières minutes de ce disque de fous furieux envoient la bouilloire assez loin : ambiance de folie, pied au plancher, nos 5 amis aux noms improbables (Burt Rocket, Jan Spaice, Janis, Jürgen Kosmos et Organ Morgan) dégainent un space-rock qui pétille et que l'on pourrait qualifier de puissant mais, attention, toujours très mélodique et accessible malgré des vocaux rageurs (mais pas death ni metal, ce n'est pas ce que je veux dire). Ne croyez pas que je vous décris un disque totalement barré et imbuvable ! Il faut juste vous attendre à écouter un mélange de rythmes tantôt slaves, tantôt jazzy sur une musique où orgues et mellotrons heavy se mêlent parfois à des sons d'accordéon.

La deuxième partie du disque est nettement plus calme, le son est beaucoup moins épais, beaucoup plus aéré, la guitare plus présente, très réverbérée comme à la fin des sixties, les vocaux beaucoup plus posés, les mélodies beaucoup plus travaillées et envoutantes, un vrai délice à consommer sans modération, mais toujours dans un style très "space psychédélique". Le groupe cite comme influences en vrac : Hawkwind, Gong, Arthur Brown, Deep Purple, Camel, Bo Hansson, Hp Lovecraft, King Crimson, Kraftwerk, Can, Cosmic Jokers... j'en passe et des meilleurs, la liste est sans fin.

Bref, j'ai adoré cet album, une vraie fête musicale, un grand moment de fraîcheur et j'en ferais bien mon CD prog de l'année... s'il n'était sorti en 2006, malheureusement trop discrètement d'ailleurs. Il n'est peut-être pas trop tard pour le réhabiliter, j'apprends à l'instant que le premier pressage étant épuisé, une nouvelle édition avec un extrait de film en plus est disponible depuis le 4 novembre. Ne la ratez pas cette fois-ci !

En cadeau bonux, un clip de "meet the spaceman" issu d'un single de 2003 (un autre album est disponible : Among the monsters flowers again – 2002) toujours psyché-garage, complètement à l'ouest, d'un goût et d'un humour totalement à contre-courant des canons bien sages du progressif. Et c'est tant mieux !

Laure Dofzering

 




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