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Simon Says : Paradise Square (2002 - cd - parue dans le Koid9 n°44)

(588 mots dans ce texte )  -   lu : 73 Fois     Page Spéciale pour impression

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Sorti sept ans après "Ceinwen", 1er opus du groupe, "Paradise square" fait l'unanimité autour de lui. Moi-même, à la 1ère écoute, je me suis dit qu'il allait être difficile de ne pas l'encenser. En effet, des compositions sonnant très 70's, une inspiration genesienne certaine, qui font ressurgir les bonnes sonorités d'un passé pas oublié. La comparaison avec les premiers albums de Flower Kings vient à l'esprit et pas seulement parce qu'ils sont suédois.

Simon Says puisque c'est d'eux dont il s'agit est en fait le nom du héros dont les aventures nous sont contées tout au long de ce concept-album. Aux prises avec d'inévitables questions existentielles, Simon se trouve projeté dans une cité imaginaire où il trouvera peut-être des réponses. A coup sûr une belle histoire, très bien écrite, des choix de mots judicieux en font l'intérêt majeur. Car en effet, au fil des écoutes, la musique s'effiloche et le tout me semble nettement moins brillant que de prime abord. Pourtant le 1er titre "and by the water" laisse poindre une grande ambition dès les premières notes de claviers. Sommes-nous en train d'assister à l'éclosion d'un hydre à deux têtes, mélange improbable de Yes et Genesis me dis-je sous le charme d'une super voix gabrielliene pas forcée comme elle le semble parfois avec certains nouvogroupitaleins. Le morceau qui suit et qui donne son titre à l'album est tout simplement un immense pompage de Genesis et je ne vous ferais pas l'affront de vous donner les titres de la genèse que l'on y retrouve (A vos vinyls…). Ceux à qui ça ne dit rien, révisez vos classiques ou écoutez les anciens qui eux ont crée quelques chose d'original; A noter un intéressant passage délire à la Hackett, genre "slogan". S'ensuit un 3ème (logique hein !) morceau formé de deux parties dont la 1ère fleure bon It Bites (réminiscences du 1er album sans doute) et la seconde est un passage faible, un peu comme les affectionne Steve Hackett (c'est vrai, des fois on se demande s'il le fait exprès !?). Au mieux on pense à la Java des Garçons Bouchers !! En 4ème position "fly in the bottle", je sais que "fly" veut également signifier "mouche"; mais la seule chose que m'inspire ce morceau c'est : question "pour voler dans une bouteille faut-il qu'elle soit vide ?

Après un instrumental de 2'35 sympatoche arrive "white glove", sans doute la meilleure plage de l'album. C'est du très beau Genesis période "Wind and wuthering" se prolongeant par un passage plus speed à la Ozric Tentacles et qui se termine façon England. Le dernier titre est avec sa voix narratrice, pénible sinon abscons, au mieux une espèce de ballade fadasse à la Multistory. On peut donc dire que si la magie opère la 1ère fois, on n'y voit ensuite que cruelle absence de personnalité et pompage; Bien effectué, certes, mais par trop évident.

Les fans de Genesis et de groupe comme The Watch, Mangala Vallis y trouveront forcément leur compte, mais alors préférez une fois pour toute "I supplicanti" de Camera Astralis ou "Due" de H2O plus original encore, voire le plus ambitieux "Alter ego" de Scénarion, si vous voulez du suédois.

Simon demanda : "Père Fouras s'il vous plait, pouvez-vous me répéter l'énigme ?"

- Bien sûr, Simon, "pour voler dans une bouteille faut-il qu'elle soit vide ?"

Bruno Cassan




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