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Singularity : Between Sunlight And Shadow (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°48)

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Ce trio tout droit sorti du Colorado se fait connaître sous nos latitudes 3 ans après un premier album "Color of space" passé relativement inaperçu et c’est sans doute regrettable, car la première approche qui nous est offerte, au travers du morceau "drive", titille immédiatement les papilles auditives en évoquant irrésistiblement un rapprochement avec leurs compatriotes de Timothy Pure, dont l’absence de 4 ans commence à se faire lourdement sentir depuis leur superbe "île des jouets mal foutus" (NDLR : traduction libre). Le parallèle tenant à la fois de la similitude des voix, ce chant mélancolique à fleur de peau rappelant également les ballades de David Gilmour (Pink Floyd), mais aussi musicalement, puisqu’on retrouve cette palpable mélancolie mise en place par des arrangements tout en finesse, malgré (ou devrais-je dire grâce à) une économie de moyens toute calculée. Mais en définitive au fur et à mesure que se déroule le disque, on s’aperçoit que Singularity pousse ce schéma moins loin, en ce sens que la mélancolie se révèle ne pas être leur seul ressort. De plus les musiciens s’écartent régulièrement des critères que je viens de citer pour aborder des territoires plus personnels.

Les 15 morceaux assez courts s’enchaînent d’un bout à l’autre, sans pause, pour former une entité globale de 44 minutes. Cette durée un peu courte est heureusement compensée par une qualité constante. Il ne faut pas s’attendre à une explosion technique, ni a contrario à une musique ramollie du genou (quelques passages avec guitare rythmique bien burnée sont même du prog-metal pur beurre), mais plutôt à des morceaux finement ciselés, axés avant tout sur les atmosphères et les mélodies, au cours desquels aucune note ne semble superflue.

Tous ces ingrédients me font penser finalement au "Brave" de Marillion, c’est dire si la musique présentée est digne d’intérêt. Le jeu aux claviers (Moog et piano surtout, et un peu de Hammond et de synthé), sonnent très proches de ce que fait Mark Kelly, une influence totalement assumée ici par John Green. En dehors de quelques courts solos, aucun instrument ne tire vraiment la couverture à lui, car l’équilibre est préservé en permanence pour que l’ensemble prime sur l’individu. Pour cette raison, la guitare électrique pourra par exemple sembler un peu timide aux amoureux de cet instrument. A partir de là, la comparaison avec Marillion s’arrête donc. Il me reste à préciser que les 3 protagonistes (eh oui la même personne, probablement quadrumane, assure les parties de guitare et de basse) sont tous bons chanteurs, ce qui, lorsqu’ils s’y adonnent ensemble, donne des harmonies intéressantes, un peu à la manière des allemands de High Wheel. Quand je vous disais plus haut que la personnalité de ce groupe était déjà bien affirmée !

Une bien agréable découverte, à la fois fraîche et réjouissante.

Michael Fligny




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