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Somnanbulist : Paranormal Humidor (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°45)

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Cette formation américaine a fait un début remarqué en 1996, avec un premier CD au titre éponyme qui n'a recueilli que des éloges dans le petit monde des magazines de progressif. Ce second opus est dans la lignée du précédent et semble susciter le même enthousiasme, bien que le groupe ait subi des remaniements importants. Il a en effet traversé une période d'instabilité accompagnée de changements de personnel, et seuls subsistent de la formation initiale Jody Park aux claviers et Terry Clouse à la basse. Ces deux musiciens constituent en fait le noyau du groupe car ce sont eux qui composent sur les deux disques, nous resservant sur le second la même recette éprouvée. Prendre une bonne louche de King Crimson pour le côté sombre et tourmenté, mais sans la mélancolie habituelle des groupes suédois qui se réclament du même maître. Y verser quelques envolées symphoniques à la Yes, en convoquant tour à tour tous les types de claviers (orgue Hammond, Mellotron, synthétiseur et piano). Saler avec une pincée de Frank Zappa pour la folie douce, présente dès l'introduction du premier morceau où l'on entend la voix pathétique d'un prédicateur allumé. Et enfin, lier le tout avec une sauce à la Spock's Beard pour le savoir-faire et la pêche. Vous obtenez ainsi sept succulents morceaux de 2 à 13 minutes, truffés de breaks et débordants d'énergie bouillonnante.

Le nouveau chanteur, Peter Cornell, est nettement plus lyrique que le précédent et possède un registre expressif et varié. Et les deux autres nouveaux venus, Charlie Shelton à la guitare et Joe Whitaker à la batterie, se sentent eux aussi manifestement très à l'aise dans cette musique à la fois foisonnante et parfaitement maîtrisée. Car l'auditeur ébahi assiste à la fusion réussie de styles musicaux a priori antinomiques, passant sans crier gare d'une tornade aux lignes mélodiques complexes à une accalmie planante mais provisoire. Il ne reste plus qu'à espérer que le groupe soit enfin stabilisé, et qu'il continue à explorer la voie musicale ambitieuse et décalée qu'il s'est choisi, pour le plus grand bonheur de l'amateur de progressif original.

Bruno Dassy




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