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Spock's Beard : Spock's Beard (2006 - cd - parue dans le Koid9 n°60)

(418 mots dans ce texte )  -   lu : 92 Fois     Page Spéciale pour impression

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Spock's Beard ne s?est pas trompé d?époque. Paradoxalement alourdis par le départ de Neal Morse en début de millénaire ("Feel euphoria" pas mauvais mais un poil plan-plan), le quatuor en détresse qui s?est ensuite envolé très haut avec "Octane" début 2005 poursuit son exploration de contrées verdoyantes et s?envoie littéralement en l?air sur cet album sobrement intitulé... "Spock?s Beard"  !

A la fin des seventies, les jeunes chevelus auraient sans nul doute classé ce disque aux rayons limitrophes Deep Purple/Led Zeppelin/The Who, références ultra-côtées que l?on prend en pleine figure dès "is this love", petite pépite d?énergie que la presse spécialisée devrait flinguer sans vergogne pour sa tendance à faire "pop". Egalement dans le collimateur, "all that?s left" (tendance Toto), "hereafter" ou "sometimes they stay, sometimes they go", forcément trop courts pour les amateurs de bavardages démesurés.

Ces titres expresso sont pourtant à placer aux côtés des allongés "with your kiss" (splendide) ou de la réjouissante fresque ondulante aux arcs jazzy "as far as the mind can see". Pour ce qui est des murs soniques déployés, les mélodies sont accrochées par des musiciens exaltés (furieux solo de Alan Morse sur le puissant instrumental "skeletons at the feast", Ryo Okumoto pied au plancher notamment sur le jazzy "here?s a man") d?où ressort une section rythmique qui renvoie illico Porcupine Tree en thalasso. Dans cette orchestration luxuriante et absolument inspirée (flûtes, cordes, guitare sèche sont également au menu), Dave Meros tricote sec alors que Nick D?Virgilio explose ses limites vocales et enchâsse des trésors de guerre aux baguettes.

Si l?album, un peu long peut-être du haut de son heure et quart, cultive le "son" Spock's Beard avec un plaisir évident, il emprunte aux premières années du groupe ("on a perfect day" avec un son à la "the light") comme au plus récent notamment sur le coup de trique "wherever you stand", digne frérot du précédent régal "surfing the avalanche".

Chaque titre exploite son potentiel et malgré quelques interférences ("the slow crash landing man" seul dispensable), ce neuvième échelon devrait être beaucoup écouté dans les semaines à venir. Pas certain que les amateurs de progressif purs et durs trouvent leur compte dans cet enchaînement pouvant sembler sans véritable cohérence. Et alors  ? Aux divers styles déployés répond un défi commun  : faire une bonne chanson quel qu?en soit la durée. Mission accomplie les gars. Et avec quelle classe  !

Cyrille Delanlssays

 




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