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Strawbs : Dancing To The Devil's Beat (2009 - cd - parue dans le Koid9 n°72)

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Avec ce nouveau CD, Strawbs fête, comme tant d?autres contemporains (Wishbone Ash hier, Ange demain) ses quarante ans de carrière. Quatre décades exactement se sont écoulées depuis leur tout premier album "The Strawbs" dont ils reprennent ici, anniversaire oblige, "oh how she changed". On a eu l?occasion de dire ici tout le bien qu?on avait pensé de leur essai précédent, "The broken hearted bride", tout proche des meilleurs albums de leur période de gloire  : "Hero & heroine" et "Ghosts", sortis à quelques mois d?intervalle en 1974. Ils avaient réuni en 2008 le même line-up qu?à l?époque et la magie était revenue. Depuis, le (vieux) clavier John Hawken est parti pour raisons de santé, remplacé par le fils du prestigieux Rick Wakeman, Oliver. Avant d?exploser au firmament avec Yes, Rick avait en effet débuté chez nos fraises adorées. La boucle est donc bouclée. Seulement, malgré toutes ses qualités, le jeune Oliver ne participe pas ici au meilleur des opus de la maison Strawbs. Dommage, on aurait aimé que les bougies soient soufflées plus gaiement. OK ceux qui scrutent les paroles - et elles ont un sens aigu chez David Cousins qui chante toujours aussi bien - auront noté qu?elles étaient parfois véhémentes, très "anti war", notamment dans la saga à tiroirs "pro patria suite", mais ces tiroirs-là sont vraiment ennuyeux, parole de fan. On leur préfère de loin "revenge", mais dont l?intensité n?atteint certes pas les sommets de "the call to action" sur l?album précédent, malgré la présence du même fiddle (Ian Cutler) obsédant. En fait, on est passé de la prog' la plus dramatique sur "The broken hearted bride" à une démarche beaucoup plus folk et musicalement moins intéressante. Comme quand on était passé du génial "Ghost" au forcément décevant "Nomadness" qui portait bien son nom? Ça fait une paie? Finalement, ce sont ici les ballades les morceaux les plus comestibles, notamment la superbe "Copenhagen" aux guitares acoustiques Cousins - Lambert suavement entremêlées. Le morceau-titre, "dancing to the devil?s beat", le seul vraiment rock, sonne un peu démodé même si le vieil orgue d?Oliver Wakeman rugit fort, et finalement, la plus grande réussite est bel et bien la resucée réussie de "oh how she changed", avec Lambert au lead-vocals (mais Cousins est bien présent derrière, qu?on se rassure  !), à la guitare solo enfin en avant. Bref, une déception. Comme si le birthday cake n?avait pas levé. On avait préféré Strawbs à 39 ans?

Jean-Marie Lanoë




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