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Stream Of Passion : Live In The Real World (2006 - 2 cd / 1 dvd - parue dans le Koid9 n°59)

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Ceux qui n'ont pas pu assister au concert parisien de Stream Of Passion début février ont vraiment manqué quelque chose

Ceux qui n'ont pas pu assister au concert parisien de Stream Of Passion début février ont vraiment manqué quelque chose. Ce DVD - qui sort en même temps qu'un double CD - sera une petite compensation pour les absents (honte à vous  :  il n'y avait pas tout à fait 300 personnes à l'Elysée-Montmartre ce soir là  !) et une sorte de souvenir pour les autres, bien que, malheureusement, l'enregistrement n'ait pas eu lieu à Paris mais à Rijssen en Hollande, comme le DVD live de Star One. Seulement cette fois-ci le filmage était prévu dès le départ et la prise de vue est très bonne, quoique l'éclairage un peu sombre de la scène sur certains morceaux nuit parfois légèrement à la visibilité de certains musiciens.

Sans le quatuor de violons et violoncelles, mais avec des synthés, le violon électrique de

Marcela Bovio et aussi Diana Bovio, la s?ur de Marcela pour la seconder au chant, Stream Of Passion passe vraiment avec brio l'épreuve du live. Tous les morceaux issus de "Embrace the storm" passent très bien dans ce contexte,voire gagnent en puissance dramatique ("calliopeia"). Marcela est non seulement une excellente chanteuse mais sa présence sur scène est remarquable malgré sa petite taille. Ici, on a eu la bonne idée de rajouter de la réverbe sur sa voix, par rapport à l'album, ce qui lui réussit. La section rythmique de Johan Van Stratum (basse) et Davey Mickers (batterie) sonne mieux que sur l'album. Et quelle pêche  ! Alejandro Millan est plus audible sur cet enregistrement que lors du concert de Paris, ce qui n'est pas plus mal, surtout que ses arrangements de piano et de claviers sont un des éléments originaux de SoP. La guitariste Lori Linstruth, à la chevelure impressionnante, possède une belle présence aussi, mais se cantonne un peu trop dans le même style, les mêmes sonorités pour ses interventions solistes, malgré un talent certain. Arjen Lucassen lui-même est plutôt discret, géant vêtu de sombre (comme tous les musiciens) et souvent légèrement en retrait à gauche de la scène, sauf quand il prend un soli lors des reprises issues du répertoire d'Ayreon, et c'est un vrai plaisir de l'entendre et de le voir sourire, ouvertement heureux d'être sur scène avec ses plus jeunes comparses, même si les longues tournées ne sont pas son truc. Des sourires, on en voit très souvent. Cela fait même chaud au c?ur de voir à quel point ces musiciens semblent sincèrement s'amuser, prendre du plaisir à jouer ensemble, tout en faisant preuve d'un professionnalisme exemplaire.

Pendant environ 1h45, la plus grande partie de l'album "Embrace the storm" est joué, à l'exception du morceau-titre, entre autres, curieusement. Côté Ayreon, on a droit à des extraits de presque chaque album, et même un bout de Star One. Citons une superbe version plus "gothique" de "valley of the queens", une autre de "waracle" (bien supérieure à l'originale, mais pas non plus acoustique comme la version sur la réédition de "The final experiment" où chantait Marcela), "the charm of the seer", "the castle hall", "computer eyes" (du mésestimé "actual fantasy"), et puis "vigil", "pain" et "love", trois extraits de "The human equation" assez nettement remaniés par les s?urs Bovio. Arjen lui-même chante un petit peu et puis il y a un invité de marque, en la personne de Damian Wilson, qui ouvrait sur cette tournée, tout seul sur scène avec deux guitares acoustiques. Damian chante sur "the castle hall" et atteint des sommets sur une version raccourcie de "into the black hole" ("Flight of the migrator") intégrant un extrait de l'album de Ambeon  ! Epoustouflant  ! Bruce Dickinson et Geoff Tate peuvent aller se rhabiller  ! Le groupe crée aussi la surprise avec une reprise nettement réarrangée de manière orchestrale et orientalisante de "when the levee breaks" de Led Zeppelin (dont la version studio figure sur le single de "out in the real world" avec deux nouvelles versions de "pain" et "computer eyes")  ! Et quand Arjen annonce qu'il laisse la scène aux trois Mexicains, c'est pour cette merveilleuse mélopée latine et mélancolique qui constitue un moment très fort d' "Embrace the storm"  :  "nostalgia".

Le light-show a le bon goût d'être original par rapport à ce qu'on a des groupes actuels. D'accord, c'est parfois un peu sombre, comme la tonalité de la musique de SoP, mais les techniciens savent s'y prendre pour créer des effets dramatiques, ou tout simplement charmer le regard avec des cathédrales de lumières, contenant des dizaines de nuances de la même teinte, violette, bleue ou verte, le plus souvent. Il y a vraiment de très belles prises de vue. Et puis les trois filles sur scène sont charmantes et bine mises en valeur, avouons le  !

Côté bonus  :  pas de très grosse surprise mais Lucassen s'est donné du mal. On a déjà un très bon vidéo clip de "out in the real world" avec un reportage sur sa réalisation. Ensuite, un petit film des musiciens pris dans chaque ville visitée (un vrai carnet de bord existe aussi en texte), avec pas mal de vues de Paris. Ça fait quand même un peu drôle pour les Parigos? Enfin, on a une très longue galerie de photos de tous les musiciens et de leur équipe, dans des contextes divers et variés, avec des commentaires en dessous ? pleins d'humour  !

Côté technique  :  très bon mixage stéréo et Dolby 5.1, un coffret carton épais pour emballer le boîtier plastique et un livret de 12 pages avec photos et crédits complets. Que demander de mieux  ?

Un seule chose peut-être : on aurait aimé avoir la première partie de Damian Wilson en bonus? où il interprète ses propres morceaux et interagit de manière splendide avec le public (en faisant monter quelqu'un sur scène pour chanter "satisfaction" des Stones avec lui, par exemple !). Ce gars-là arrive à capter l'attention d'une façon rare (sauf pour les gros abrutis inévitables et incurables évidemment, mais l'accueil à Paris avait été assez remarquable).

Je ne saurais trop vous conseiller ce DVD et le double CD qui va avec, même si vous n'avez pas forcément adoré l'album "Embrace the storm". Il y a bien plus que cela ici  !

Marc Moingeon




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