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Tangent (The) : The Music That Died Alone (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°47)

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Dans la famille Flower Kings, je prends la tangente... Ne croyez pas que je me défile ; bien au contraire, j'adore tout ce que fait Roine Stolt et notamment ce nouveau projet baptisé The Tangent. Prenez une louche de Flower Kings (Roine Stolt : guitare et chant ; Jonas Reingold : basse ; Zoltan Csorsz : percussions), une pelletée de Parallel Or 90 Degrees (Andy Tillison : orgue, piano et chant ; Sam Baines : synthétiseurs ; Guy Manning : guitare acoustique) et une pincée de Van Der Graaf Generator (David Jackson : sax et flûte) et vous obtenez ce fabuleux album. "Encore un all-star-band qui s'y croit et qui doit sonner Flower Kings à plein pot" me direz-vous... Que nenni, le jeu de Roine est ici incroyablement mesuré et concentré : on est très loin du bavardage et des digressions habituelles de Stolt. En fait, les rois de l'album sont les claviers, les interventions de Stolt étant au service des superbes compositions d'Andy Tillison. En fait, The Tangent prend le meilleur de PO90° (les compositions et les claviers) sans le pire, notamment sa rythmique ambient et technoïde pénible. La rythmique de The Tangent est constituée de celle des Flower Kings : vous conviendrez qu' il est difficilement possible de trouver mieux aujourd'hui (Tony Levin et Bill Bruford n'étaient pas disponibles). Comme nous l'avons déjà signalé, Roine s'adapte aux compos de Tillison en égrainant des chorus jazz-rock de toute beauté, typiques d'Allan Holdsworth. Cerise sur le gâteau, David Jackson nous enchante de ses interventions opportunes de sax ténor et surtout soprano ainsi que de flûte dans un style jazzy nettement plus accessible que chez VDGG. On est en fait ici beaucoup plus proche du jeu d'un Mel Collins ou d'un Ian Mac Donald que du David Jackson classique, ce qui n'est absolument pas pour me déplaire! "The music that died alone" (un drôle de titre pour un disque aussi solaire) ne dure que 48mn, mais quelle musique! Il n'y a rien à jeter et on se plaît à écouter encore et encore cette symbiose jazz-rock progressive digne de ELP, de UK (1er album), de Sweet Smoke (mais oui!) avec des accalmies à la Camel (période "Rain dances")... Bref, on prend un panard d'enfer !! Le chant de Stolt (au début du disque) et surtout de Tillison (sur tout le reste) est parfaitement bien maîtrisé, alors que Reingold sonne plus que jamais Jaco Pastorius. L'album se décompose en 16 plages, constituant 4 morceaux dont 3 suites majeures. Rien à voir avec un énorme boeuf à la LTE, tout est ici parfaitement pensé et construit, même si les chorus (entendez par là solos) sont légion. "The music that died alone" (offrant ue musique belle et bien vivante: décidément je ne comprends pas ce titre!) est un album sublimissime interprété par quelques-uns des meilleurs musiciens du prog actuel... Son achat s'avère par conséquent indispensable...

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