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Cyrille Verdeaux : Messenger Of The Son (1984 - cd - parue dans le Koid9 n°27)

(353 mots dans ce texte )  -   lu : 89 Fois     Page Spéciale pour impression

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Voici encore une magnifique réédition à l'actif du prolifique label Musea ! En ef­fet, ce 1er opus solo du claviériste Cyrille Verdeaux, ancien leader du groupe français Clearlight vaut bel et bien le détour ! Il s'agit là d'une oeuvre totalement instrumentale avec une base d'inspiration classique, mais à laquelle vient se rajouter une forte tendance électronique façon Tangerine Dream (séquences, sons "spatiaux"...) ainsi que quelques rares passages "ethniques" (voir les petits clins d'oeil à la musique indienne sur des titres tels que "full sun raga" et "rêve avec Krishna". Vous l'aurez compris nous avons affaire ici à une oeuvre aux multiples influences de style. Véritable méli-mélo de sons et de mélodies, la musique de Cyrille n'est cependant jamais brouillonne, ni maladroite : les arrangements sont subtils et la mélodie n'est jamais reléguée au second plan. La musique, privilégiant l'émotion ne s'enlise pas dans la pure démonstration même si on assiste parfois à une véritable débauche de virtuosité (écoutez donc ces arpèges de piano et ces détours vers le symphonisme, c'est assez magique !). Cyrille Verdeaux, oeuvrant sur ce disque aux claviers, piano et percussions s'est entouré de quelques musiciens (guitares, basse, batterie, vioIon...) dont le génial touche à tout Jean-Philippe Rykiel aux synthétiseurs (celui-ci a déjà collaboré entre autres avec des artistes inclassables comme Jon Hassel, Didier Malherbe, Hector Zazou ou encore avec cet excellent groupe de musique électronique avant-gardiste fiançais qu'est Lightwave).

Je préciserai pour finir que ce petit chef d'oeuvre de "space-rock symphonique" contient quatre titres bonus provenant de son successeur "Rhapsodies pour la planète bleue" (1989), et qui, bien loin d'être des fonds de "cuve", sont au Iieu de cela des morceaux choisis du meilleur cru (avec un ultime titre chanté par Gunnar Amundson en guise de conclusion). Si rien n'est à votre goût dans l'actualité florissante des musiques progressives (cela devient difficile n'est-ce pas ?), un conseil : laissez vous tentez par cette réédition qui risque à coup sûr de vous faire voyager très loin.

Philippe Vallin




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