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Aviva : Rokus Tonalis (2007 - cd - parue dans le Koid9 n°62)

(377 mots dans ce texte )  -   lu : 185 Fois     Page Spéciale pour impression

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Aviva (qui me fait furieusement penser à un nom de multinationale plus qu’à un nom de groupe !) est le projet du pianiste virtuose et multi instrumentiste russe Dmitri A. Lukanienko. Il tient donc la majorité des instruments : piano, claviers, basse, programmation, voix et l’intégralité de la composition des titres lui revient. Un seul morceau voit l’adjonction d’un guitariste, Andrew Pruden et d’un chanteur, Andreas Hepp. Enfin, Artem Arkhipov, Arseny & Lilia Lukianenko et Diana Smaeva font les voix. Nous sommes face à un concept album ambitieux, inspiré par l’Apocalypse selon Saint-Jean, incorporant "le cycle de compositions polyphoniques de Paul Hindemith pour piano dans une forme électrique et rock, riffs et rythmes à l’appui" (sic). Je laisse les spécialistes se délecter de cette affirmation que je me garderai bien de contredire, ne connaissant pas ce mouvement musical (hormis de nom). Nous sommes ici face à un album qui se situe dans la grande tradition du progressif à la ELP, grandiloquent, survolté, virtuose. La différence étant bien sûr l’absence totale de chant (ici, l’on a plus affaire à des récitants qu’à autre chose). On appréciera ou pas, suivant son amour pour le groupe anglais. Pour les néophytes, sachez que c’est à un festival de claviers en tout genre (mais tous analogiques) auquel vous aurez droit, rythmés par un duo basse batterie époustouflant (difficile de croire qu’il s’agit de programmations rythmiques). Musique éminemment symphoni-que, toujours complexe, ambitieuse et touffue, il convient d’apprécier un tant soit peu la musique classique pour "rentrer" dans ce disque. Furieusement rock, malgré quelques passages ambiant du plus bel effet, est pourtant la musique délivrée ici, bien que s’appuyant toujours sur la formation classique du claviériste. A noter que la participation du guitariste reste forcément discrète tant certains claviers peuvent se confondre avec une guitare rageuse.
Un disque au final très intéressant, que certains trouveront forcément "pompeux" (quoiqu’en regard de son modèle anglais, il soit nettement plus sobre) mais qui possède une intelligence et une force hors du commun. Vaut forcément au moins une écoute attentive pour se faire une idée de la "bête"

Renaud Oualid

Site du label : Musea




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