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Wappa Gappa : Gappa (2004 - cd - parue dans le Koid9 n°50)

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Amateurs de prog japonais ce disque est pour vous (donc pour moi  !)  !

8 morceaux et plus d?une heure pour ce 3ème album de Wappa Gappa. "The myth" l?album précédent, surcoté selon moi, m?avait laissé une impression de facilité voire d?amateurisme, ce "Gappa" en est tout le contraire. Ce disque est un catalogue à lui tout seul de ce que peut engendrer le meilleur du prog nippon. Le très entraînant "souk" avec ses gros claviers et sa guitare riche en second plan amène "kirmes" avec sa grosse basse et un jeu de batterie très développé qui permettent de nous rendre compte que ces musiciens se lâchent enfin et osent beaucoup, expérimentent et lorgnent vers King Crimson voire UK. Une guitare à la Steve Hillage, une voix à la Minimum Vital, la promesse de ces dernières années prend maintenant tout son sens.

"Ranja" est très beau. Un tempo lent, la voix de geisha lénifiante que j?aime de Tamami Yamamoto (on ne se moque pas  !) au service d?un quasi solo de claviers au carrefour de tant d?influences seulement encadré par la guitare et la basse c?est très jazz-rock dans l?esprit mais très très fin, presque raffiné.

Si "the golden apples of the sun" (clin d??il à "The silver apples on the moon" d?Outer Limits  ?) sacrifie à la vogue jazz-rock débordante (Izgit-nine, Daimonji, Sixnorth?) le côté calme, assez classique japonais au niveau de la mise en place de la voix (mais je ne m?en lasserai jamais) hisse Wappa Grappa au niveau de KBB quant à la qualité et à l?ambition.

Une voix proche de Megumi Tokuhisa de Teru?s Symphonia sur "to soldiers" et une guitare incroyable de feeling rarement entendue dans le prog japonais  ; les claviers sont en support de ce long solo qui n?en finit plus pour créer un grand moment.

"Exposita blue" propose un jazz-rock bluesy à l?hammond et "escher" est un grand développement symphonique puissant et technique qui voit une superbe interaction entre tous les intervenants, et on mesure la grosse progression réalisée par le groupe à l?image du final "etranger" avec ses figures complexes notamment à la batterie.

La différence est telle d?avec les 2 albums précédents que je me demande si les musiciens sont les mêmes  ! Oui, la réponse est oui. Ce "Gappa" a tout simplement réussi à devenir un must du panthéon progressif japonais.

Note : 5/5

Bruno Cassan




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