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Zon : Astral Projector (1978 - cd - parue dans le Koid9 n°48)

(397 mots dans ce texte )  -   lu : 94 Fois     Page Spéciale pour impression

Je suis heureux de vous annoncer la réédition en double digipak des deux premiers albums du mythique groupe canadien Zon. Sortis à l’origine sur la major CBS, ces disques jouissent du statut d’ "albums culte" chez les amateurs de progressif mélodique. Zon s’est créé sur les restes d’Act Three, le groupe de Denton Young (chant, percussions) et de Rik Emmett, lorsque ce dernier s’en est allé fonder Triumph. Denton s’est donc entouré de l’omniprésent Howard Helm (claviers, chœurs), Brian Miller (guitares, chœurs), Kim Hunt (batterie) et Jim Samson (basse). "Astral projector", sort en 1978 et il s’agit d’un véritable chef d’œuvre qui évolue dans un registre proche du meilleur Styx (période 1975-1978, c’est à dire entre "Equinox" et "Pieces of eight"), voire du premier Saga. D’aucuns citeraient également Queen… Le chant de Denton Young est particulièrement expressif, théâtral et emphatique (maniéré ? Sans aucun doute !), comme pouvaient l’être ceux de Dennis DeYoung et de Michael Sadler en leur temps. Un chant constamment renforcé par des chœurs en surabondance, limite indigestes (mais "limite" seulement) façon Queen ou A.C.T. Les claviers (les moogs notamment) sont les rois de l’album, dégoulinants de partout (là encore, un peu à l’image d’A.C.T aujourd’hui) comme l’atteste le titre d’ouverture "put on the show". Les photos du livret nous montrent un groupe extraverti sur scène, usant de tenues extravagantes, de masques et de couvre-chefs. "Astral projector" compte 9 titres brillants pour 40 minutes.

Après ce succès musical et une tournée en première partie de Styx, Zon est pressé par CBS de lui donner un successeur. En 1979, paraît donc "Back down to earth" où effectivement Zon revient sur terre avec une musique plus dans l’air du temps (comprenez plus commerciale). L’album (qui ne dure que 36 minutes) est, quand même, très bon et on retrouve la plupart des éléments qui ont fait la réussite d’ "Astral projector" (comme sur le grandiloquent "gods and kings"), mais les titres sonnent plus rock et formatés. Zon suit l’évolution régressive de maints groupes de l’époque, Styx, Kansas et Starcastle en tête. On pourrait alors rapprocher "Back down to earth" des productions de New England ou de Angel. Ce formidable double-album de Zon témoigne d’un courant musical "bâtard", à mi-chemin entre progressif et rock FM, qui faisait fureur outre-Atlantique à la fin des années 70.

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