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Babylon : Babylon (1977 - cd - parue dans le Koid9 n°31)

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En l’an de grâce 1976 quelque part en Floride, une poignée d’irréductibles musiciens aux sensibilités communes décident de déserter les affreuses plages de sable fin et leur eau à 28°, parcourues par des créatures de rêve (oui, moi aussi je rentre de vacances, alors j’ai bien le droit de les regretter...) pour se réunir dans des caves humides et sombres dégageant des odeurs nauséabondes et envahies d’immenses toiles d’araignées (on se calme... Après tout c’est une simple chronique que l’on me demande, pas mes états d’âme...) et jouer à la façon de leurs idoles du début des 70s. Et quelles sont ces idoles, me direz-vous ? (si vous ne me le dites pas, je vous répondrai quand même, alors s’il vous plaît, dites-le ! "Ah oui, c’est qui ? ? ? ". Merci !). Eh bien, il ne faut pas bien longtemps pour en déceler deux dont l’influence et prépondérante : imaginez un habile mélange entre Van Der Graaf Generator (pour la façon expressive de chanter proche de Peter Hammill et le petit grain de folie) et le Genesis de la grande époque (également pour le chant théâtral, pour l’audace rythmique et la force des mélodies aux claviers et à la guitare) et vous aurez un aperçu de ce que fait Babylon. Quand on sait de plus que le chanteur Doroccas avait la fâcheuse tendance de porter des déguisements sur scène, la référence à Genesis est encore plus flagrante.

Le groupe a donc enregistré cet unique album studio en 1977, mais il a fallu attendre cette année pour bénéficier de l’excellent travail de mixage et remasterisation du célèbre Kevin Gilbert (connu pour son travail avec Spock’s Beard) et donc pouvoir écouter la version CD de l’album.

A l’écoute des 4 longs morceaux (de 7 à 11’), on a du mal à comprendre que le groupe ait pris pour emblème la Tour de Babel, qui a pâti de la non compréhension de ses constructeurs du fait qu’ils ne parlaient pas tous la même langue, car eux semblent au contraire pratiquer dans un seul et même langage : celui d’un rock progressif d’une grande classe, qui n’a rien à envier à celui de ses aînés. Bravo !

Michael Fligny




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