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Black Bonzo : Operations Manual - The Guillotine Model Drama (2009 - cd - parue dans le Koid9 n°72)

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Il y a des groupes qu’on suit, parce qu’on a aimé leur premier album, qu’on a adoré leur second, et qu’on a pris un pied d’enfer lors leur prestation scénique. C’est mon cas pour Black Bonzo, combo suédois dont j’écoute régulièrement les disques depuis 2005 et que j’ai vu en concert à Bordeaux en 2007. L’étape du troisième est toujours cruciale… Après un "Lady of the light" accrocheur dans un genre heavy-prog' du genre Uriah Heep, à mi-chemin entre Deep Purple et Genesis, et un "Sound of the apocalypse" plus aventureux et complexe lorgnant parfois vers King Crimson et VDGG tout en conservant les références au bon vieux hard-rock anglais, qu’allait donc nous offrir Black Bonzo ? Une musique encore plus progressive ou bien allait-il stagner ? Et bien ni l’un, ni l’autre… Joakim, Magnus et les autres ont choisi une autre voie, celle du retour en arrière, comme si "Sound of the apocalyse" n’avait jamais existé (d’ailleurs aujourd’hui, Joakim n’assume pas cet album : voir interview). C’est bien dommage… Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : "Operation manual – The guillotine model drama" n’est pas mauvais, bien au contraire. Il s’agit d’une excellente galette, mélodieuse, vigoureuse et attachante (qui trouve même sa place dans mon top personnel 2009), mais tous les espoirs placés en Black Bonzo ne se sont pas réalisés. "Guillotine drama" (pour faire court) n’est pas vraiment un disque de rock progressif, mais plus un effort de rock seventies truffé de références illustres allant du hard (le très sabbatheepien "guillotine drama" ou les purplezeppeliniens "because I love you" et "how do you feel ?") au flower-power, en passant par le psychédélique ou le folk (le mal nommé "war machine"). Il est de ce fait plus proche de "Lady of the light" que de "Sound of the apocalypse" dont BB ne devrait (malheureusement) jamais réitérer le style. Nos Suédois continuent toutefois à nous offrir de magnifiques pièces de rock sophistiqué et évolutif (à défaut de progressif et symphonique) que n’auraient pas reniées Uriah Heep ou Black Widow, via un "zephyr" qui montre crescendo avec son boléro final irrésistible ou un "tell me the truth" teinté de "july morning". La différence de ce troisième album avec ses deux prédécesseurs tient à la place prépondérante de la guitare de Joakim dans le son de BB, au lieu de l’orgue, des synthés et du mellotron. Du coup, on se rend compte des talents de soliste du gaillard qui ne sautaient pas forcément aux oreilles avant (le solo acoustique de "war machine" : magnifique !). Personnellement, c’est dans ses aspects les plus doux et nuancés que je préfère BB, car Magnus s’y révèle toujours excellent, sa voix transmettant une bonne dose d’émotion dans ces instants magiques. Ainsi "nest of vipers" avec sa dose de mellotron et ses chœurs pompeux est l’un des exemples de ce que BB peut faire de mieux. Dans un genre plus hargneux et tendu, BB n’est pas en reste mais je trouve le chant de Magnus moins adapté, même si le psychohard "supersonic men" avec sa bonne dose de saxophone se révèle un nouveau standard du genre. "Guillotine drama" s’adresse avant tout aux amateurs de heavy-prog' – pas trop heavy et pas trop progressif – mais surtout très mélodique et très émotionnel. Aux fans d’Uriah Heep, quoi…

Cousin Hub



Voir l'interview de Joakim Karlson liée à cette chronique




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