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Black Noodle Project (The) : Eléonore (2008 - cd - parue dans le Koid9 n°67)

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Après l'excellent "Play Again" en 2006 (Koid9 n°59) voilà un troisième abum qui risque d'en surprendre, voire d'en dérouter plus d'un. Alors qu'ils avaient débuté dans une ambiance très floydienne (jusqu'à la pochette) avec "And life goes on" puis poursuivi dans un registre plus tourné vers le Porcupine Tree actuel, c'est à un virage beaucoup plus métallique que nous invitent les 4 franciliens.

Si vous êtes un lecteur assidu, ceci ne doit pourtant pas trop vous étonner car Jérémie Grima et Sébastien Bourdeix (les 2 guitaristes) nous l'avait annoncé lors de l'entrevue accordée en début d'année (Koid9 n°64). Toujours épaulé à la basse par le brillant Anthony Létévé, le groupe semble avoir enfin trouvé son batteur en la personne de Fabrice Berger. Les échos que j'ai eus de leur prestation au Crescendo cet été paraissent plutôt de bonne augure. Comme promis le clavier a disparu de leur musique et les guitares se sont sérieusement épaissies. C'est donc une nouvelle facette de leur talent que nous dévoilent ces garçons, notamment quand on connait également le superbe (et malheureusement confidentiel) album acoustique que les 2 guitaristes ont également sorti sous le nom de projet Stéreoscope en 2005.

Il semble en réalité que pour Jérémie ce soit un retour aux sources puisqu'il m'avait décrit ses tout premiers travaux en solitaire sous le nom de The Black Noodle Project comme assez dark metal. "Eleonore" tient donc en effet beaucoup plus du metal atmosphérique que du réel rock progressif. Musicalement je situerais cela dans le style d'Anathema (dont je sais qu'ils sont fans !) au moment où ils ont abandonné leur dark/doom/death pour une musique plus planante mais toujours heavy, c'est-à-dire sur le très réussi "Serenity". L'album alterne donc les ambiances mélancoliques, atmosphériques et les breaks plus furieux, le chant restant quant à lui toujours clair et mélodique. Ces changements de climat sont en fait guidés par l'histoire qui avance tout au long du cd, car "Eleonore" est à la base un conte écrit par Jérémie, pas vraiment gai puisqu'il traite du voyage d'une petite fille à la recherche du Pays des Rêves suite à la mort de ses parents.

N'hésitez pas à imprimer ce petit conte qui se trouve au format pdf avec la traduction des paroles en français ainsi que des photos sur la piste cd-rom de cet objet superbement illustré au format digipack par l'artiste Sandrine Leplat. Des moyens limités n'empêchent pas le talent de s'exprimer, et de l'emballage au contenu, tout dans ce cd respire l'amour du travail minutieux et bien fait. A vous de les récompenser en faisant de cet album ditribué par Musea un succès.

Si le premier contact vous laisse sur votre faim, pas d'inquiétude, je fais également partie des gens déroutés que j'évoquais au début. Ce n'est qu'au fil des écoutes que ce cd m'a devoilé son charme. Charme qui opère d'autant plus que le groupe a su rester compact en limitant son discours aux trois gros quarts d'heure qu'il jugeait nécessaires et suffisants sans être tenté de se (nous ?) perdre inutilement sur toute la surface enregistrable. Un signe de grande clairvoyance !

Laure Dofzering

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