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Black Noodle Project (The) : Ready To Go (2010 - cd - parue dans le Koid9 n°74)

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Et voilà, en exclusivité pour vous chers lecteurs, le nouvel album du combo parisien, enregistré en à peine un mois en février/mars dernier et qui vient tout juste de sortir (le 12 juin 2010, très exactement). Autant vous dire qu'il aura fallu de la persuasion pour pouvoir avoir la primeur d'écouter l'?uvre dans de bonnes conditions, propice à la réflexion et à l'écriture. Je remercie d'ailleurs grandement Jérémie (et tout le groupe) pour m'avoir facilité la tâche. Le groupe affirme qu'il s'agit d'une ?uvre synthétisant tout son travail passé.

Qu'en est il vraiment  ? La grande nouvelle de ce disque est bien sûr le retour au bercail de Matthieu Jaubert aux claviers (plus chant) (il ne participait pas à "Eléonore", dernier opus studio, ayant quitté le groupe amicalement). Et cela s'entend, tant le disque est gorgé de magnifiques claviers, j'y reviendrai. Le groupe est donc toujours composé des fidèles Jérémie Grima - vocals, guitars, Anthony Létévé ? bass, Sebastien Boudeix ? guitars et Fabrice Berger ? drums. Je n'oublierai pas le véritable 6ème membre du groupe, l'ingénieur du son Elad Berliner. Le disque est très homogène, constitué majoritairement de titres entre 4 et 6', exception faite du long titre de fin qui totalise 15'. Dès la première note "ready to go - part 1" (instrumental), le ton est donné. L'album sera progressif? ou ne sera pas  ! Des bruitages suivis par des sons de claviers et une guitare plaintive viennent nous chatouiller les oreilles. Le piano est magnifique (je vais vite manquer de superlatifs), des réminiscences de Marillion se font même sentir (étonnant, non  ?). Retour des grosses guitares avec le titre suivant "we've let you go", mais nettement moins hard qu'auparavant, le groupe semble s'être assagi. La voix de Jérémie a également gagné en maturité, elle est plus posée et il a un bien meilleur accent anglais qu'auparavant (le morceau me fait pense à du Saga, c?est dire sa qualité). De très nombreux bruitages et samples vocaux font aussi partie du mixage, comme sur "the world we live in" où l'on entend des hommes politiques et/ou connus déclamés des vérités premières (comme dirait le grand Jacques). Le titre suivant "rishikesh/Liverpool /rishikesh" est des plus étonnant et innovant. L?on est plongé en territoire indou avec cithares, percussions et vocaux indianisant. Sur "asymmetrical vision", le groupe montre également une facette rare de son art  : son aspect le plus calme avec ces volutes de basse (et de guitare  ?) entremêlées. Un morceau magnifique. La suite sera forcément plus énergique avec "from out of nowhere", reprise de Faith No More. Notons-y la présence du chant féminin de toute beauté d'Alexia Sinard, invitée du groupe. Le groupe semble s'approprier totalement le morceau, il peut être fier de sa prestation. "I'll be gone" donne à entendre une partie magnifique de piano soliste, qui montre combien la présence de Matthieu Jaubert, absent durant deux albums, est tout de même importante, même si le groupe avait réussi à se renouveler quasi totalement sans lui. Le chant sur ce morceau y est d'une beauté à tomber par terre. Il faut dire que c'est un duo chant piano d'une extrême sensibilité. Chapeau bas messieurs  ! A noter également la participation exceptionnelle du batteur qui figurait sur le premier album du groupe, Franck Girault, sur "the one" (titre planant rempli d?une bande son très cinématographique et qui me rappelle étrangement le Gathering le plus éthéré). Enfin, Guillaume Urvoy, déjà présent sur "Play again", reprend son saxophone sur le titre le plus long "ready to go - part 2". Avec ses 15', c'est la première fois que les Franciliens "osent" un epic. Le résultat  ? Levons le voile tout de suite  : Magnifique  ! Guitare floydienne inspirée, claviers planants, chant parfait (les ch?urs à deux voix sont superbes), basse volubile, frappe de Fabrice Berger claire et nette (vous ai-je déjà dit combien ce type, sous son look de bûcheron, est un monument de finesse  ?), feeling, justesse, que sais-je encore  ? Pas une minute de trop. Pas un moment d'ennui. Le groupe a bien réussi son premier essai dans la cour des épiques. Encore une fois, hats off gentlemen  ! L'album se conclut sur le très bel instrumental "farewell", montée progressive rageuse très émouvante. Au final, je confirme qu'il s'agit effectivement d'une ?uvre somme, récapitulant bien les périodes du groupe et surtout en synthétisant honnêtement les meilleurs moments. L'album arrive même à détrôner, selon moi, "Play again" de son piédestal. A noter également, et comme le groupe nous en a toujours donné l'habitude, un packaging digipack splendide et une pochette absolument renversante (également signée Jérémie Grima, quel talent  !). Le groupe présente sans arrêt des promotions sympa sur leur site, n'hésitez pas à en profiter (en ce moment par exemple, le dernier album (ou n'importe quel autre studio) + 1 tee-shirt "Ready to go" pour seulement 24 ? port compris  !). Jetez-vous sur cet album qui constitue sans problème pour moi le disque du trimestre et figurera en haute place dans mon classement de fin d'année. Super, j'ai mon disque de chevet pour cet été  !

Renaud "BNP n'est pas forcément synonyme de Banque Nationale de Paris" Oualid




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