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Franck Balestracci : Existences Invisibles (2004 - cd - parue dans le Koid9 n°49)

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Cela faisait un bout de temps que j’avais entendu parler de Franck Balestracci. Depuis 2001, ce musicien qui nous vient de Saint Remy de Provence a cherché à se faire connaître dans un monde musical indéfinissable situé entre le prog et les musiques nouvelles. Depuis voilà quelques mois, "Existences invisibles" existe de manière officielle grâce au label Carbon 7 (crée en 1992 par deux anciens membres du groupe Univers Zero, Guy Segers et Alan Ward). Et tout bien considéré, on peut dire que Franck Balestracci a visé juste. Ce label belge est véritablement la perle rare en matière de musiques dites inclassables (un peu comme Cunéiform aux Etats-Unis). Batteur à l’origine, notre musicien a participé à diverses expériences, pour la plupart axées sur les percussions avant de se consacrer à la composition (films, reportages et téléfilms). La pratique des claviers et des nouvelles technologies liées à ses instruments ont naturellement aidé Franck Balestracci à concrétiser ces quatorze morceaux. Bien qu’inspirée par les ténors des musiques nouvelles des années 70 et 80 (Univers Zero, Art Zoid, voire même Magma), la musique de Balestracci est tout à fait accessible. Afin de se faire une idée plus précise, j’oserais presque faire un rapprochement avec la musique d’Eric Serra ("Le grand bleu") avec néanmoins une complexité plus marquée dans les thèmes. Ici pas de structures alambiquées, ni d’improvisation stérile. La sérénité est plus de rigueur. Tout est ambiant (gros travail dans les bruitages) et émotionnel. A l’auditeur de se laisser aller à son imagination. Différents sons acoustiques et virtuels viennent se mêler harmonieusement. Aucune programmation n’a été utilisée, ce qui est remarquable à l’écoute du résultat. Tout compte fait, cet album est parfaitement recommandable pour l’amateur de prog qui souhaiterait se familiariser en douceur aux musiques nouvelles.

Patrick Robinet




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