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Pierre-Yves Bessuand : Odyssée (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°28)

(344 mots dans ce texte )  -   lu : 111 Fois     Page Spciale pour impression

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Avec ce CD, Pierre-Yves Bessuand nous offre une bien sympathique première oeuvre de musique électronique à tendance mélodique, davantage estampillée "new-age" que "progressif". Disciple avoué de Vangelis (le titre "epilogue" est un hommage reconnu au maître), ce jeune compositeur nous propose tout au long des 13 titres composant le disque une musique assez variée aux grandes qualités mélodiques, agréable et facile d'accès (point d'expérimentation à l'horizon). Dès l'intro (nappes de voix synthétiques, thème typique à la Vangelis), on devine immédiatement quelle est la principale source d'inspiration de l'auteur. Mais pas ici de plagiat : il serait en effet réducteur d'affirmer que l'ensemble de l'oeuvre n'est qu'une redite de celle du compositeur grec. Le deuxième titre pourrait d'ailleurs être davantage comparé au Yanni des débuts, celui de "Keys to imagination" et ses incursions dans le symphonisme. Les influences de cette "Odyssee" ne s'arrêtent pas là : dans un registre proche, le très accrocheur "arcane" ainsi que les deux parties de "victoria" nous renvoient directement au Tangerine Dream 80-90 (dans la droite lignée d'un "Optical race" sorti chez Private Music, le label précurseur en matière de musique nouvelle et new-age). On imagine sans peine ce genre de morceaux illustrant un reportage TV sur la nature ou "l'extrême" (genre "Easy-listening" américain). Un titre comme "la valse" renverra quant à lui à un style cher aux musiques de film (avec son thème intro au piano repris par de grandes envolées orchestrales. Avec "cybermix" et "infarctus", P.Y.B explore d'autres horizons en ajoutant à sa musique des rythmiques typées "transe" du plus bel effet (avec chorus de guitare synthétique sur le premier). Bref, vous aurez compris qu'il ne s'agit pas là d'un nouveau chef-d'oeuvre d'avant-gardisme musical, mais d'un disque honnête et accessible, sonnant comme une première oeuvre pleine de promesses. Le mastering, qui plus est, est signé Michel Geiss (collaborateur d'un certain Jean-Michel Jarre), ce qui est la garantie d'une finition sonore de qualité. Un disque sans prétention à découvrir.

Philippe Vallin




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