Le magazine

koid9 magazine

News letter


Votre adresse E-mail



Recevez par mail le sommaire du prochaine numéro.

Citizen Cain : Raising The Stone (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°25)

(309 mots dans ce texte )  -   lu : 120 Fois     Page Spéciale pour impression

CitizenCain_RaisingTheStones.jpg

Bien que Cyclops ait décidé de sortir ce CD sous le nom de Citizen Cain pour ne pas déconcerter les acheteurs, il semble bien que l'on ait aujourd'hui affaire à Xitizen Cain. Ce groupe écossais issu de la vague néo-progressive britannique du début des années 80, au même titre que Marillion, IQ ou Pendragon, n'a certes pas connu les mêmes fortunes que ses confrères. Mais il n'est plus temps de regarder en arrière et la formation (aujourd'hui réduite au duo Stewart Bell / Xyrus) propose son troisième album studio (si l'on excepte "Ghost dance", compilation d'enregistrements de la fin des années 80). S'appropriant le son et la couleur vocale du Genesis de la première moitié des années 70 (tout comme, plus récemment, les hollandais de Cliffhanger), Citizen Cain a longtemps souffert de la comparaison étouffante et, il faut bien le dire, souvent justifiée avec son modèle. Aujourd'hui, Xitizen Cain montre qu'il a su passer un cap. Il faut bien reconnaître que la qualité de l'écriture s'est notablement améliorée et qu'un style personnel s'est développé. Le style épique cher à Xyrus fait souvent appel à de savants contrepoints et côtoie des plages plus atmosphériques reposant sur les claviers. L'album se termine en beauté par une perle ultra-progressive, la meilleure composition du groupe à ce jour, "the stalker dance". Si les musiciens persévèrent dans cette voie, s'ils peuvent se séparer de quelques "tics" (dramatisation excessive du chant), s'il peuvent trouver un batteur créatif (la rythmique est sans imagination, probablement jouée par un séquenceur) et surtout s'ils peuvent s'offrir une production à la hauteur (celle-ci est un ton au-dessous de celle du précédent CD, "Somewhere but yesterday"), le quatrième album pourrait bien être celui de la maturité. Il est temps !

Jean-Luc Putaux




Retour ŕ la sous-rubrique :

Autres publications de la sous-rubrique :

Temps : 0.0248 seconde(s)