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Combination Head : Combination Head (2007 - cd - parue dans le Koid9 n°62)

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Bravo les artistes et merci. Il n’est pas toujours aussi simple de critiquer une nouveauté, d’autant plus qu’il est parfois bon d’avoir un peu de recul. Pour Combination Head, rien de tout ça, puisque la séduction est immédiate et durable. Mais je n’ai pas été totalement surpris, du fait que j’avais déjà pu écouter des passages sur leur site www.combinationhead.com (il y a aussi http://www.birchy.net), et je vous invite fortement à faire de même pour constater l’immense talent de ce nouveau groupe britannique.

Paul Birchall est compositeur, claviériste et producteur depuis de nombreuses années. Il ne cache pas son admiration de longue date pour Keith Emerson d’une part, et les Beatles (surtout leurs dernières et plus ambitieuses productions) d’autre part. Au cours de sa carrière, il a tâté des milieux rock, pop et jazz, et a enfin décidé de se lancer dans un projet clairement dédié au rock progressif, dans lequel il assume la composition et les claviers. Pour cela, il s’est entouré de vieux amis : Keith Ashcroft (basse, guitare), Paul Burgess (batterie, percussions) qui a joué avec 10cc, Camel et Jethro Tull, puis Carl Hutchinson et Phil Knight se partagent la batterie sur 3 morceaux.

Sur un disque totalement instrumental, la tâche est souvent plus ardue pour maintenir l’attention de bout en bout. Rien à craindre de ce côté-là, puisque d’une part la musique évite tout aspect démonstratif, ce que pourrait faire craindre la référence à Emerson. Surtout, elle est constamment fluide et mélodique et en plus, elle dégage une classe folle. C’est un rock progressif seventies pur jus qui nous est servi, gorgé d’orgue Hammond et autres claviers vintage, avec en plus un son éclatant comme seuls les musiciens chevronnés, donc entourés de bons techniciens du son et utilisant du matériel de qualité, peuvent obtenir. Keith Ashcroft assure à merveille la double tâche des parties de basse et de guitare. Signalons aussi qu’il a participé à la composition pour montrer que toute la place n’est pas envahie par les claviers, loin de là.
Les ambiances sont suffisamment variés pour maintenir l’intérêt de bout en bout. Et histoire de varier les plaisirs, on a même droit à une petite touche électro décontractée sur "fourteen".

Le prochain album est déjà annoncé pour les mois à venir avec l’incursion du chant. Il y a fort à parier que cet arrivage sera tout aussi indispensable, si bien sûr le vocaliste est à la hauteur de ses comparses.

Michaël Fligny

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