Le magazine

koid9 magazine

News letter


Votre adresse E-mail



Recevez par mail le sommaire du prochaine numéro.

Randy California : Restless (1985 - cd - parue dans le Koid9 n°50)

(900 mots dans ce texte )  -   lu : 116 Fois     Page Spéciale pour impression

En voilĂ  une rĂ©Ă©dition rigolote ! Sorti en 1985, cet album n?avait jamais été réédité en CD  ! Le mal est enfin réparé par le label Evangeline, oui le même que Gov?t Mule, des gens de qualité  donc? habituellement. Parce que là ils ont dû confier la mission au stagiaire qui a 2 mains gauches ou pas de main du tout  !

Le pauvre se baladait dans les couloirs avec sa pile de fichiers mp3 sous le bras, et vlan, une bande de joyeux drilles pas encore au courant que le bizutage est désormais interdit lui font un croche-pieds et il s?étale sur la moquette.
Le voilà avec tous ses fichiers éparpillés jonchant le sol. "C?est pas vrai  ,quoi" qu?il s?écrit "j?vais m?faire virer, quoi  !" Le voilà qui ramasse ses machins et ne comprend plus rien  : "Ce skeud avait 10 titres, quoi, et j?en retrouve 17  ! Ca craint grave, quoi". Je vous entends d?ici avec votre Koid9 à la main  : "il a tout cassé les titres  !" (Ceci dit c?est normal cela s?appelle aussi des morceaux  !) Moquez-vous, z?avez qu?à essayer, vous, de ramasser des fichiers sur de la moquette en pure laine  ! Sous les regards hilares de ses bourreaux, il se gratte la tête et, ni vu ni connu, remet tout cela sous le bras et se dirige au service gravure, en les invitant gentiment à faire l?amour avec leurs mamans.
Pendant ce temps au service impression on confectionne une jolie pochette en indiquant les 10 titres originaux plus les 7 bonus tracks (détail que le stagiaire ignorait). Finalement il repasse 5mn après (parce que chez Evangeline ils ont un graveur 52X et une imprimante laser) et récupère d?un côté le CD et de l?autre la pochette. Il met tout cela dans la boî-boîte et se dirige au courrier pour poster le tout au marchand  ! Pas français, bien sûr. Faut pas rêver, en France on ne vend pas de CD de rock komsa, parce que le rock en France c?est Djauny!

Quelques jours plus tard le facteur me dépose le CD. Je le sors et me dis  : "tiens, au service impression le stagiaire a dû être bizuté. Il aurait fait tomber les fichiers jpeg que cela ne m?étonnerait pas  : la pochette du CD représente la photo intérieure du vinyle et la pochette d?origine (cf ci-contre) est devenue dos du CD  ! Pas grave, c?est la musique qui compte  !" me dis-je, insouciant et grand c?ur vis à vis du stagiaire, "faut bien que jeunesse se passe". Ma bonté me perdra  !
Ma platine avale goulûment la galette (quelle cochonne, celle-là, quand même  !) et les baffles recrachent le premier morceau, "run to your lover". C?est l?orgasme  ! Bien qu?un monument , j?avoue que je n?avais pas réécouté le vinyle depuis au moins 10 ans. J?avoue aussi bizarrement n?avoir jamais acheté d?autre album de Randy California (d?ailleurs y?en a que 2), si ce n?est un Spirit de 1970 ("12 dreams of Dr Sardonicus") dont le côté barré  me laisse coi  ! (allons bon, voilà que je m?y mets aussi  !). Ici, pas de psychédéliquerie, l?effet de l?acide semble s?être estompé et Randy nous pond un sacré album de rock US-hardo-mélodico-FM .
Titre  2 : mais, ce n?est pas "restless nights"  ça, c?est "Jack Rabbit"  le 4ème  ! Un super morceau alternant les passages doux et durs. Puis "second child"  aux relents hard 70 ! Donc si vous avez suivi, le 4ème titre doit être "restless nights". Ben?non, c?est "shane"  ancien fin de face A, très hard US à la Ted Nugent. Voilà enfin "restless nights"  en 5, ballade rock fm. Passons à la face B  (pour les demeurés ou les nostalgiques, je signale qu?il est inutile de retourner le CD). "One man?s heaven", sublime, me fait penser à du Sammy Hagar inspiré (et c?est rare  !), puis l?intermède instrumental. Comme tout est rentré dans l?ordre voici donc la ballade "camelot" au style Led Zep III. Et non, c?est l?autre instrumental et à l?origine avant-dernier titre. Du coup "camelot" a reculé d?une case et se retrouve 9ème (c?est le Top 50  !). Bon, arrivons au joyau de l?album et dernier titre du vinyle. Gloups keseksa  ! Du hard typique 80?s (pas du heavy, attention  !) et à l?écoute des paroles on devine que c?est "boundary soldier" 1er bonus et thĂ©oriquement titre 11. "Childhood?s end"  est donc en plage 11  : frissons garantis, c?est son "comfortably numb"  à lui avec 2 solos magiques ! Et le bazar continue  : en 12 la version maxi 45 de "Jack Rabbit"  créditée en 13 au lieu de "restless nights" en version instrumentale. En 13 l?inédit "chess king"  (encore très hard) crédité en 14, et en 14 se trouve le 12 ! Vous êtes toujours là  ? Y?en a qui dorment  et d?autres qui sont passés à la chronique suivante ! Miracle ! Les 3 derniers titres sont dans l?ordre  : un remix du 1er, puis l?inédit "super child"  ("boundary soldier" avec des paroles différentes) et la démo de "camelot".

Au final un album grandiose et un souk infâme  ! Sus aux stagiaires et aux bizuteurs  ! Pour paraphraser Les Barbouzes, je dis qu?on va le retrouver éparpillé façon puzzle le stagiaire de chez Evangeline  !

Note : 4/5 , 0 pour le foutoir  !

Denis Chamignon




Retour ŕ la sous-rubrique :

Autres publications de la sous-rubrique :

Temps : 0.034 seconde(s)