Le magazine

koid9 magazine

News letter


Votre adresse E-mail



Recevez par mail le sommaire du prochaine numro.

Thierry Crusem : Les Couloirs De L'amer Étonnant (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°48)

(508 mots dans ce texte )  -   lu : 120 Fois     Page Spciale pour impression

ThierryCrusem_LesCouloirs.jpg

Thierry Crusem est lorrain. Attendez, ça a sûrement son importance M'est avis que le berceau du rock prog actuel, se situerait bien dans l'Est et le Nord-Est de la France, non ? Je pense que Si notre bonhomme venait de la région PACA, ou des Pyrénées Atlantiques, la musique qu'il fabriquerait ne serait pas la même. Elle sentirait moins l'acier et le charbon !... elle serait sans doute plus ensoleillée. Mais c'est comme ça et pas autrement : Crusem fait une musique industrielle. Pont barre.

Si par malheur, ou par paresse, ou par hasard, vous en restiez à l'écoute de la première moitié du premier titre de ce CD, vous passeriez à côté de quelque chose d'assez grandiose. Certes, je le conçois aisément, "constellation monocéros" est plutôt du genre ardu. Difficile de se mettre en jambe, avec un tel boulet de canon qui vous tombe entre les deux oreilles. Passée la surprise de la voix de Crusem, qui ressemble fort à celle de Christian Decamps, le second titre : "le tout de rien", est tout bonnement sublime. Ça y est, on commence à accrocher grave. On baisse tout de même le volume sonore, car bonjour les décibels ! Thierry Crusem, et l'Autre Système, jouent un rock prog qui a le mérite d'être original, à défaut d'être toujours très "lisible". Et au milieu de tous ces groupes qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau, c'est rassurant. La production -que l'on doit à Jean-Pascal Boffo- est léchée, à défaut d'être aérée. Mais vu tous les instruments qui s'enchevêtrent à longueur de morceaux, on se doute qu'il a fait ce qu'il a pu ; et le résultat est somme toute impressionnant. Chapeau Boffo ! À signaler que les musiciens sont tous excellents. Au détour d'un titre, on entend la basse de Thierry Sidhoum, de Ange. C'est dire... C'est dire surtout, si le sieur Crusem est de la même famille que les p'tits gars de Belfort. Si quelques titres sont peut-être un peu moins forts (dans la composition s'entend) que d'autres, force est de constater que l'ensemble est plutôt balèze. Bon, les textes très ésotériques me laissent parfois un peu perplexes... Dans le style "prise de tête", on fait guère mieux (ou pire, au choix). Ils ne sont pas toujours ma tasse de thé, vous l'aurez compris. Cela dit, je ne suis pas une référence, je n'ai que le niveau BEPC... Les titres suivants : "le tout de rien" "les graines de muet" ; "que restera-t-il?..." (très rock'n'roll) "candide" ; "l'éthernudité" et "nouveau né", sont les meilleurs de l'album. Sur les 14 titres que contient "les couloirs de l'amer étonnant" il y a en fait très peu de "déchets". Mais au terme des 71' 36" du CD, la musique vous aura un brin vrillé la tête. Qu'importe, c'est tout de même mieux que de rester 71' et 36" devant la télé. Aspro, et ça repart que diable!

Francis ("Zif", à-ne-pas-confondre-avec- "Zip"-le surnom-apparemment-de-Crusem) Poulet




Retour la sous-rubrique :

Autres publications de la sous-rubrique :

Temps : 0.02 seconde(s)