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Dawn : Loneliness (2008 - cd - parue dans le Koid9 n°65)

(422 mots dans ce texte )  -   lu : 118 Fois     Page Spéciale pour impression

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Voici le premier opus de ce groupe suisse de prog symphonique dont vous avez certainement déjà entendu parler dans nos pages, ne serait-ce que parce qu'il a participé au Progsol ou parce que le bassiste du groupe, le très actif Julien Vuataz, est à l'initiative des Montreux Prog Nights.

C'est cependant Nicolas Gerber qui tient la vedette sur cet opus, avec ses claviers aux sons "vintage" et mellotronesques qui ne sont pas sans rappeler ceux d'un Tony Banks de la grande époque. Non pas que Dawn singe Genesis, comme le font hélas de—trop nombreux—autres jusqu'à la nausée, bien au contraire : la recherche des sons de mellotron et de claviers analogiques, avec force Leslie, est de tous les instants dans ce disque comptant six morceaux s'échelonnant entre 4 et 18 minutes pour le plus long, "the story of nobody", une pièce construite dans la tradition des "suppers ready" et autres "echoes". Et quand les claviers ne dominent pas, c'est que Nicolas Gerber joue du piano, ce qui revient sensiblement au même... C'est René Degoumois à qui tient revient la difficile tâche de tenir la guitare. Et il a bien du mal à faire jouer un rôle prépondérant à son instrument face à cette déferlante de claviers, même si il leur donne plutôt bien la réplique et assure des soli plutôt sympa. C'est le même René Degoumois qui assure le chant. Sa voix est agréable et douce. Par contre, le chant est en anglais et son accent est exécrable, plus germanique que francophone d'ailleurs, malgré l'origine romande de la formation. C'est sans doute pour cela qu'il camoufle souvent son phrasé derrière des effets un peu trop présents à mon goût. L'ami Julien Vuataz se fait seconder par Patrick Dufresne derrière les fûts pour former une section rythmique assurant plutôt bien. Les mélodies sont généralement belles et très dans la lignée du prog symphonique classique et l'on ne relève guère de faute de goût de tout l'album, si ce n'est ces crissements et bruits de casseroles désagréables et plus que dispensables au début de "the brook".

Au bilan, "Loneliness" est un premier album plutôt réussi, bénéficiant d’une production plus qu'honorable, surtout pour une autoproduction (saluons au passage l'effort réalisé par le groupe pour publier leur musique), bien dans la lignée du prog symphonique des années 70. Une formation prometteuse, même si elle a le regard vissé dans les rétroviseurs.

Benoît Herr




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