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Doracor : Antiche Impressioni (1999 - cd - parue dans le Koid9 n°31)

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Et de trois ! Trois galettes en l’espace de deux ans où Corrado Sardella, alias “Doracor” n’aura cessé de gagner en maturité stylistique et en inspiration. Après une première oeuvre totalement instrumentale (basée autour de claviers symphoniques) et pleine de promesses, un second album plutôt convaincant qui voit l’intervention du chant, voici aujourd’hui une bien belle oeuvre totalement aboutie pour conclure avec brio cette première trilogie progressive ! La force de ce nouvel opus réside dans le fait que celui ci est enfin l’oeuvre d’un (presque) vrai groupe, Sardella s’étant pour l’occasion entouré d’une chanteuse et de deux guitaristes dont l’un assure quelques parties vocales (rappelons que “Doracor” est un multi instrumentiste accompli assurant ici les innombrables claviers et toute la section rythmique !). la musique se voit donc davantage contrastée que par le passé (grande richesse instrumentale due à l’apport de nouveaux instruments) même si les claviers se taillent toujours la part du lion, pour notre plus grand plaisir il faut bien l’avouer, tant notre “Tony Banks rital” maîtrise toujours aussi bien son sujet ! L’oeuvre s’ouvre en grande pompe avec une magnifique suite d’une quarantaine de minutes en trois parties pleine de rebondissements, de grandes envolées et d’accalmies qui nous plongent dans un tourbillon enivrant de délires symphoniques comme on ne les trouve que du côté de chez un certain Motoi Sakuraba (et je peux vous dire que la comparaison est à peine exagérée !).Une franche réussite donc que cette belle entrée en la matière (et qui nous emmène presque jusqu’à la fin du disque quand même !), passionnante et aventureuse, ne laissant aucune chance d’ennui ou de lassitude chez l’auditeur émerveillé (désolé les gars, mais que voulez vous, c’est l’émotion qui m’emporte !). Les amateurs de chant italien seront comblés tant le style de Massimo Farina, chanteur pour l’occasion, se veut délicatement latin et tout en finesse. Le titre de clôture de l’album est quant à lui loin d’être anecdotique, malgré sa courte durée et son emplacement peu stratégique, faisant suite à un plat de résistance se suffisant à lui même (ben oui, pour moi, ce sera fromage et dessert !). Vous l’aurez compris, je pense tenir là et de loin le meilleur album de Doracor (pas difficile dites vous ? Oâh, z’êtes durs les gars !), qui met ici de côté ses vieux clichés “Wakemano emersoniens” omniprésents sur les deux premiers CD’s afin de proposer une musique plus personnelle et à la réalisation brillante (encore quelques tout petits efforts de production et l’ensemble sera parfait !). Souhaitons alors que l’artiste italien conserve la formule actuelle (ou mieux : qu’il l’enrichisse d’autres instrumentistes !) car sa musique, a vraisemblablement tout à y gagner. Le rendez vous est donné pour le prochain opus, “wait and see” !

Philippe Vallin




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