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Dzeta 2 : Dzeta 2 (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°28)

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Déjà 13 ans de carrière pour ce groupe qui nous délivre ici leur réel premier essai discographique (9 titres) , après avoir sorti un seul maxi 45t en 1988.

Rodé, oui ce groupe l’est, ainsi que sa musique et cela s’entend. Certes, la musique de Dzeta II ne s’apparente pas franchement à du rock progressif au sens large du terme (ici point de long développement), certains appelleraient cela du néo progressif, pour ma part je qualifierais leur musique de rock FM. Mais attention un rock très sophistiqué d’obédience anglo-saxonne.

Emmené par son leader, guitariste, et fondateur du groupe, Didier Tacnet, la musique du groupe nous transpose quelques années en arrière , à l’époque ou des groupes comme Saga et Asia, entre autres, savaient nous faire vibrer.

Les influences sont multiples, on pense à Marillion sur la fin de "la loi du marché" le 1er titre (sans doute le meilleur morceau de l’album et le seul à prétendre au titre de rock progressif et ce, grâce à ses développements plus conséquent), Queen sur le deuxième (surtout la partie de guitare) et ainsi de suite. Mais toutes ces inspirations sont bien digérées et font de la musique du groupe un ensemble tout à fait respectable.

D’un point de vue technique, ce groupe possède un potentiel énorme : une guitare hargneuse, sans être hard, qui nous gratifie de quelques superbes solos, un clavier (remarquable) au jeu tout en finesse et le tout secondé par une section rythmique très efficace, seul point faible, le chant trop linéaire ne laissant que peu de place à l’émotion.

Venons en aux textes, en français (cocorico ! !), nullement un obstacle mais plutôt un atout pour le groupe ce qui leur permet d’aborder des thèmes bien souvent d’actualité : une dénonciation de la violation de la vie privée d’autrui par une certaine presse (je ne donnerai pas de nom) avec "la loi du marché", les problèmes de l’enfance confrontée à la guerre sur "l’enfant sous la lune", ou bien la montée du front national dans l’opinion publique "l’apprenti sorcier" (cette prise de position me rappelle un certain groupe de hard rock du nom de Trust, vous connaissez ?). A noter au passage que le titre "pour que le vent se lève" aurait pu se révéler un véritable " tube".

Il est bon de souligner la qualité de la production, qui pour un album auto-produit, est excellente.

Conclusion, on se trouve face a un groupe qui a le mérite de se démarquer des productions actuelles mais qui risque fort de ne pas faire l’unanimité dans le milieu du rock progressif.

A découvrir.

Denis Perrot




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