Le magazine

koid9 magazine

News letter


Votre adresse E-mail



Recevez par mail le sommaire du prochaine numéro.

Aisles : The Yearning (2007 - cd - parue dans le Koid9 n°64)

(412 mots dans ce texte )  -   lu : 173 Fois     Page Spéciale pour impression

Aisles_TheYearning.jpg

Etre rédacteur dans un fanzine comme Koid'9 permet au rédacteur que je suis, de parler de choses qu'il aime, mais aussi et surtout de découvrir -et faire découvrir- des talents cachés. C’est le cas avec Aisles, nouveau groupe chilien. Si si, vous avez bien lu : "chilien" comme Tryo, mais dans un style complètement opposé. Si Tryo est une sorte de King Crimson acoustique et latino, Aisles nous déroule son rock symphonique typiquement anglais. L’écoute du premier titre m’évoque Camel et même Mike Oldfield, à cause de la multiplicité des guitares et des claviers. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’Aisles comporte 2 guitaristes (German Vergara et Rodrigo Sepulveda) et 2 claviéristes (Luis Vergara et Alejandro Melendez) ! "the wharf that holds his vessel", du haut de ses 11mn est vraiment un très bon morceau qui ouvre l’album de la plus grandiose qui soit. L’autre suite, "grey" de 16mn, le termine également magnifiquement avec cette pointe de romantisme que les plus rêveurs d’entre nous apprécieront. Entre, il y a 5 autres morceaux de 4 à 8mn dans le même genre. Le talent des guitaristes bat son plein sur les tricotages acoustiques de "uncertain lights". "Clouds motion" pourrait être du John Wetton, tant la mélodie est belle et le chant typique de notre anglais asiatique. Tout est joli dans ce 1er album… Les sonorités, les mélodies, le chant médium et doux de Sebastion Vergare (également flutiste). La mélancolie est à fleur de peau et ce disque me rappelle un peu Knight Area. Bref, c’est joli, mais un peu trop "plat" à mon goût. Il manque quelques montées d’adrénaline, des accélérations, voire quelques "gueulantes" pour nous sortir de notre torpeur. Je pense que la fadeur de la rythmique y est pour quelque chose. Les percussions sont programmées : cela ne s’entend pas forcément, mais on sent un manque d’âme dans les rythmes proposés. Dommage car les parties de guitares et de piano sont vraiment très belles et l’orchestration assez fouillée. Je conseille cet album à tous les amoureux de néo-prog symphonique, aux cameliens les plus fidèles, aux fans d’Alan Parsons Project et à tous ceux qui veulent écouter de la musique progressive sans pour autant embêter leur entourage. Le fait que ce groupe soit chilien n’apporte rien du tout car il pourrait être batave que la musique serait sans doute la même.

Une découverte sympathique…

Cousin Hub




Retour ŕ la sous-rubrique :

Autres publications de la sous-rubrique :

Temps : 0.0586 seconde(s)