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Eidolon : Dreamland (2009 - cd - parue dans le Koid9 n°70)

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Je me baladais sur un marché en Bretagne il y a deux ans, lorsque je me bloquais net, sur le coup, je n’y croyais pas, un air que j’adorais émanait dans les parages et c’était du Floyd. Mon sang ne fit qu’un tour, et je m’approchais des trois oiseaux (de bon augure cette fois) qui jouaient allègrement "confortably numbs" et "wish you where here". Comme j’ai souvent l’habitude de le faire lors de mes pérégrinations, je discutais avec les musicos en vacances, qui essayaient d’apprivoiser la foule des badauds. C’était, vous l’avez compris, des fondus du Flamand Rose. Je restais en contact avec Thomas Nguyen, un des fondateurs d’Eidolon et lors de notre rencontre, il m’apporta peu après, l’épreuve de l’album, enregistré en 2007, auquel nous faisons référence aujourd’hui. C’est Musea qui une fois de plus signe ce jeune nouveau talent français (cocorico). Eidolon se compose de Thomas Nguyen aux claviers, aux guitares et au chant (en anglais) de Pierre Boulonne à la basse et de Noé Lahaye à la batterie et aux percus. Les musiciens sont appuyés par le quatuor Naos composé de deux violons, un alto et un violoncelle, le tout enrichissant quelque peu le propos et lui donnant une texture classisante. Il s’agit d’un concept-album tiré d’un poème d’Edgar Allan Poe s’étalant sur sept parties dont les deux premières sont précédées par la voix de Jean Pouvelle. Le mélange est savant et l’on s’envole avec eux comme au bon vieux temps des seventies. Précisons tout de suite que ces messieurs sont restés en 70 au niveau du son (et ce malgré leur jeune âge). Si vous n’aimez pas le Floyd de ces années-là, passez votre chemin. Si vous continuez à lire cette chronique et que vous êtes friands de sonorités "Hammond"  et boucles à la Tangerine Dream et à la Klaus Schulze, alors, vous serez comblés. Ces jeunes gens sont tombés dans la marmite "psychédélique" et s’y baignent avec un certain plaisir. Il peut sembler bizarre que la nouvelle génération s’imprègne de cet univers musical, il faut croire que cette époque fut riche et puissante pour que les traces de ces notes restent indélébiles. On est en plein trip "Ummagumma" : la rythmique basse/batterie sonne plus Floyd que nature et après R.P.W.L qui assimile le coté mélodique, Eidolon maîtrise quant à lui la face planante. Les parties de piano acoustique enjolivent le tout et donnent une couleur plus apaisante sur les passages torturés. Et oui, nostalgie quand tu nous tiens ! Alors, messieurs pour votre prochain album, nous vous en demanderons toujours "More".

Daniel Sebon




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