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Etron Fou Leloublan : Les Trois Fou's Perdégagnent (1978 - cd - parue dans le Koid9 n°45)

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Alors là, les copains et les copines... attation les oreilles ! Je ne connaissais pas du tout EFL et je dis à Nanard notre bien aimé rédac-chef : hop ! je veux bien faire cette chronique-là.

Aglp, bou diou, faut s'accrocher... Alors voilà, ceci est donc la réédition du 2ème album d'EFL enregistré en novembre 1977. Trio basse, batterie, saxo plus quelques flûtes, guitares, harmonicas et vocaux (du récitant en fait), EFL s'inscrit dans la mouvance Rock In Opposition dans laquelle on pourrait ranger également Albert Marcoeur, Henry Cow voire Captain Beefheart. Je n'ai jamais bien su à quoi s'opposait ce rock... sans doute aux principes de bases du rock justement ainsi qu'au système en général. Et ça s'entend !! Les structures musicales volent en éclat, les mélodies ne s'installent pas de façon évidente dans vos trompes d'Eustache. J'aime bien mais faut être dans les conditions pour écouter. La musique est bien barrée mais à la réflexion pas plus que d'autres avant eux. Et c'est sans doute plus là que ça me gêne : pour un album qui a dû paraître début 1978, il était sans doute déjà décalé : Téléphone avait sorti son premier album et les punks avaient tout envoyé promener (de façon salutaire pour moi mais c'est une autre histoire). Le même terrain musical avait déjà été défriché 7 ou 8 ans avant par Beefheart justement ainsi que chez nous par Martin Circus (un peu), Catharsis (un peu) ou Rhésus O (un peu plus) ou même carrément Magma (pour l'esprit mais pas pour le même résultat). Bref, trop tard... mais on n'est plus vraiment dans le rock et c'est peut-être là qu'EFL peut trouver sa place. Le groupe fonctionnait et vivait de façon communautaire : chèvres, travaux des champs, construction de maisons, partages en tous genres . Composition : Ferdinand Richard (basse, vocaux), Guigou Chenevier (batterie, vocaux) et Francis Grand (sax, vocaux et autres vents) qui avait remplacé Chris Chanet présent sur le 1er album "Batelages" en 1976. Les textes sont évidemment délirants -et un peu naïfs par moments- et les titres des morceaux aussi : exemple avec le morceau d'intro "face à l'extravagante montée des ascenseurs, nous resterons fidèles à notre calme détermination". Réédition pour amateurs avertis ou fureteurs à l'affût d'un pan un peu oublié de la musique hexagonale.

François Albert




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