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Explorers Club : Age Of Impact (1998 - cd - parue dans le Koid9 n°27)

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Mike Vamey a décidé d'appliquer les recettes qui ont fait leurs preuves sur les divers tributes sortis sous son label à un concept légèrement diffé­rent. Cette fois-ci, la flopée de musiciens de renom, et de grand talent, qui vont se succéder sur ce disque ne vont pas officier sur des reprises mais sur une unique composition de plus de 50 minutes (gentiment divisée en 5 parties enchaînées, pour que le bloc ne soit pas trop compact) que l'on doit au sieur Trent Gardner, celui-là même qui préside de main de maître à la destinée de Magellan.

Je vous ferai grâce de la liste des participants (ils sont 17 !); sachez sim­plement que la batterie est tenue par Terry Bozzio (Zappa, UK...), la basse par Billy Sheehan (Mr Big) et que John Petrucci (Dream Theater) y joue pour environ 30 minutes de solo de guitare.

Après ces quelques données qui vous donnent une idée de l'ampleur du projet, on peut enfin passer à la musique. En substance, on peut considérer que ceux qui ont aimé le dernier Magellan seront séduit par cette com­position très dense, aux multiples rebondissements, et aux thèmes savam­ment entremêlés. Pour qui est familier des compositions de Trent Gar­dner, l'album fourmille de références aux disques de Magellan. Les au­tres pourront y trouver matière à séduction, mais il leur faudra plus de temps. C'est là un disque qui se découvre pas en une écoute...

L'enchaînement des thèmes est globalement une réussite, hormis sur la seconde plage où les premières minutes et leurs percussions directement sorties des archives de Phil Collins donnent sur une impasse abruptement oubliée pour laisser place à un des plus beaux moments du disque, où le chant d'un nouveau venu, Matt Bradley, issu de DaIis Dilemma, récent groupe signé par Magna Carta dont on est impatient d'entendre les oeuvres, fait des merveilles.

Malgré tout "Age of impact" est dans son ensemble une réussite. Certains détails tout de même, appellent quelques reproches. D'abord, la venue de certains invités, tels des produits d'appel est plutôt dérangeante. Faire venir Steve Howe pour environ 40 secondes de guitare acoustique réparties en deux interventions anecdotiques, simplement pour avoir son nom bien pla­cé sur la pochette... Il en va de même pour la présence de Derek Sherinian, qui aurait tout aussi bien pu être éliminée vu sa gratuité et son man­que d'intérêt. Ce n'est pas encore cette fois que le claviériste de Dream Theater convaincra qui que ce soit. Lorsque le marketing prévaut sur la musique, ca n'est jamais bon présage. Par ailleurs, on pourra reprocher à la production son manque d'ampleur et de clarté, en particulier dans les passages "heavy" (l'idée d'origine de faire produire le disque par Terry Browne n'était peut-être finalement pas si mauvaise...). Enfin, on peut re­gretter la froideur qui résulte du fait de s'entourer de musiciens qui vien­nent pour une journée ou deux et ne s'impliquent donc pas autant que s'ils avaient suivi sa gestation. Tous sont irréprochables, un peu trop peut-être...

Bref, si on attend malgré tout avec impatience le prochain projet de Trent Gardner, concept d'après la vie de Léonard de Vinci, c'est en espérant qu'il saura pallier aux défauts que j'ai évoqués.

Et j'en entends déjà qui râlent, non, pas d'album de Magellan avant la fin 1998, et ça ne me plaît pas plus qu'à vous !

Daniel Beziz




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