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Galleon : From Land To Ocean (2003 - 2 cd - parue dans le Koid9 n°48)

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Voilà déjà le 7ème album des suédois, avec toujours le même style (néo-prog dynamique et mélodique), mais avec plus de maturité et de nouvelles ambitions, comme en témoigne ce double CD, le deuxième étant une longue suite de 52 minutes. Le line-up est le même que sur l'album "Beyond dreams", à savoir Göran Fors (chant, guitare, basse et claviers), Ulf Petterson (claviers), Sven Larsson (guitare) et dan Fors (batterie et percussions). Au fil des morceaux, quelques autres musiciens viennent ajouter leur savoir-faire. Tout au long de l'album, on retrouve des faux airs d'IQ, Marillion (période Fish) ou encore Pendragon, mais ce n'est là qu'une approche simpliste. Cet album contient bien plus que ces quelques stéréotypes. Toujours beaucoup de claviers, certes, mais la guitare n'est pas en reste (pour preuve, le final de "three colours" où guitare et clavier se répondent), beaucoup de cassures et de changement de rythmes, alternance de passages dynamiques et symphoniques, parfois même planants. Des morceaux complexes, comme par exemple "fall of fame", dynamique mais avec un break dans lequel la basse prend les commandes, puis une envolée de guitare pour devenir planant. Vient ensuite un morceau acoustique, "the porche". L'intro de "liopleurodon", seul morceau instrumental, est plus seventies (son des claviers). Un brin de musique aux résonances celtiques, avec l'apport d'une flûte (Kristina Olsson) et d'un bouzouki irlandais (Stefan Olsson). Ce premier s'achève par "the price", avec un côté genesien, comme ces séquences rappelant "firth of fifth", et un final à 2 batteries (renfort de Johnny Martinsson).

Venons-en au second CD et sa suite de 52', cet "ocean" qui en évoque un autre, celui d'Eloy. Cette suite est un régal. Bien que tenant sur une seule plage, le morceau est subdivisé en 19 parties (dont 5 instrumentales), pour donner vie à un concept et nous faire naviguer à travers différentes atmosphères. D'abord lent (côté new age), le morceau va peu à peu s'animer et alterner séquences dynamiques et soyeuses, tel les flux et reflux de la mer, les claviers prennent même l'accent oriental un bref instant. En définitive un album réussi, qui ravira les amateurs de néo-prog symphonique et confortera l'opinion de ceux qui appréciaient déjà ce groupe suédois.

Jean Brianza




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