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Galleon : Engines Of Creation (2007 - cd - parue dans le Koid9 n°64)

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Galleon… Je dois avoir quelques uns de ses albums (5 en plus de celui-là en fait), mais je ne les ai pas écoutés depuis des lustres ! Je ne savais même pas qu’ils existaient encore. Galleon s’est créé à la fin des années 80. C’est leur rencontre avec le claviériste Ulf Pettersson qui a permis l’enregistrement de "Lynx" en 1992, un album immature, mais qui pose les bases de leur style. Un neo-prog gentillet, entre Marillion et Pendragon, que le quatuor ne cessera d’améliorer. Le disque suivant, "Heritage & visions" (1994) est nettement meilleur, le groupe offrant une série de compositions mémorables, mais dont l’interprétation laisse encore à désirer. "King of aragon" (1995) améliore encore le style, quand  "All european hero" (1996) contient tous les éléments qu’on attend du néo-prog. C’est leur album le plus apprécié, mais à la réécoute on se rend compte que c’est véritablement Ulf Pettersson qui tire le groupe vers le haut, les autres musiciens s’avérant assez limités. Les mélodies, particulièrement intéressantes, sont desservies par le chant terne du pourtant essentiel Göran Fors, également bassiste et leader du groupe. Le disque suivant, "Mind over matter" marque une évolution vers une musique symphonique plus ambitieuse et les titres deviennent beaucoup plus longs. Ce qu’ils gagnent en beauté, ils le perdent en accessibilité car il devient difficile de retenir les mélodies. Le guitariste Mike Värn quitte alors Galleon, et il est remplacé par un six-cordiste beaucoup plus compétent, moins directement influencé par Steve Rothery : Sven Larsson. Son style, plus virtuose, hard et jazz-rock, s’étale sur "Beyond dreams" (2000). Paradoxalement, je n’avais pas spécialement accroché à ce disque, lui préférant les morceaux typiquement néo-prog et accrocheurs de "Heritage & visions" et de "All european hero". Sans doute parce que j’avais assisté à l’époque à un concert de Galleon que j’avais beaucoup aimé, la salle frappant dans les mains et reprenant en chœurs les refrains avec le charismatique Göran Fors. Je suis par conséquent complètement passé à côté du double-album "From land to ocean" (2003) qui est, paraît-il, très intéressant. Je redécouvre donc Galleon avec "Engines of creation" et me rends compte de leur évolution depuis leur concert à Bordeaux, il y a déjà 10 ans. Galleon ne joue plus la même musique ! Du groupe de l’époque il ne reste plus que Ulf et Göran Fors. Le premier utilise une panoplie de claviers impressionnante et demeure toujours l’élément moteur du groupe, tandis que la voix de Göran s’est bonifiée avec le temps. Plus juste et prenante, elle est renforcée par des chœurs bien ajustés. Les guitares incisives de Larsson apportent un côté hard-prog à la Rush, ainsi que quelques allusions jazz-rock à la Ian Crichton (Saga) et Al Di Meola (Return To Forever), permettant à Galleon de rappeler certaines formations comme Enchant ou Cairo (en beaucoup mieux). "Engines of creation" s’ouvre par un court instrumental ("a.i") qui donne le ton, façon Alan Holdsworth. Les titres qui suivent (2’04 à 9’44), offrent des développements ambitieux, faits de dissonances, de cassures de rythmes et de relances mélodiques toujours inattendues. Est-ce parce que le batteur a changé ? Sans doute car le nouveau, Göran Johnsson, semble être un émule de Neil Peart, offrant une succession de rythmes complexes et percutants, valorisant des compositions de haute-volée. Jamais je ne pensais retrouver Galleon à un tel niveau. Les amateurs de progressif symphonique enlevé et puissant vont adorer. La bonne surprise du trimestre…

Cousin Hub




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