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Haken : Visions (2011 - cd - parue dans le Koid9 n°80)

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Donner un successeur digne de ce nom à ''Aquarius'', telle était la gageure que se devaient de relever les britanniques d'Haken. Il faut dire que pour un premier album, la barre avait été placée extrêmement haute, les critiques ayant été majoritairement dithyrambiques sur la qualité de ce premier effort. Si comme moi vous aviez succombé à des titres absolument imparables tels que ''streams'', ''drowning in the flood'' ou ''celestial elixir'', l'attente de ''Visions'' devenait insupportable dans une année pourtant riche de quelques pépites.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, les membres du groupe sont toujours les mêmes: le chant est assuré par Ross Jennings, la basse par Tomas Mac Lean, la batterie par Raymond Hearne, les guitares par Charlie Griffiths et Richard Henshall (le principal compositeur du groupe), qui assure également une partie des claviers en appui de Diego TeJeida.
Cet album, comme son prédécesseur, est un concept album : il raconte l'histoire d'un jeune garçon qui est victime de rêves prémonitoires. Lors de l'un de ceux-ci, il se voit mourir. A partir de ce moment, il va tenter d'éviter à tout prix sa mort, croyant à la véracité de son songe.
''Premonition'' en guise d'introduction, est un instrumental qui reprend une bonne vieille recette du prog, à savoir nous distiller quelques mélodies que l'on retrouvera plus tard (à vous de trouver où ...). Grandiloquent mais néanmoins excellent. Vient ensuite ''nocturnal conspiracy'', le premier morceau de bravoure de l'album du haut de ses treize minutes : la magie découverte dans ''Aquarius'' opère toujours, mélodies vocales impeccables, envolées musicales époustouflantes mais toujours maîtrisées, bref du grand art. Personnellement, la fin du morceau à partir de ''calling no witnesses to the stand'' me file la chair de poule à tous les coups. ''Insomnia'' (avec son passage ''Game boy'') sert de transition pour le plat de résistance qui s'annonce à sa suite, l'indissociable triptyque composé par ''the mind's eye'', ''portals'' un instrumental ébouriffant (avec notamment plusieurs solos de guitares dignes de John Petrucci) et l'entêtant ''shapeshifter''. ''Deathless'' permet de reprendre ses esprits calmement, et aussi de changer de style, ce titre et ses paroles étant très sombres et pessimistes. Nous voici enfin arrivés au bout du voyage mais la dernière étape est loin d'être la plus courte et la plus facile à appréhender: ''visions'' dure vingt-quatre minutes, mais à aucun moment l'ennui ne pointe le bout de son nez. Seulement deux albums au compteur et nos anglais arrivent à sortir des compositions dignes d'un ''Octavarium'' ou ''A change of seasons'', ça laisse rêveur et cela augure d'un avenir sûrement très prometteur.

Moins surprenant qu'''Aquarius'', ''Visions'' est cependant plus abouti et moins décousu dans sa construction. Les enchaînements entre chaque titre sont mieux maîtrisé, donnant une impression d'unité qui manquait lors de leur premier effort. C'est quand même très agréable de se dire qu'il existe une relève aussi talentueuse, alors suivez mon conseil et procurez vous d'urgence ce petit diamant (si cela n'est pas déjà fait !).
Ayant eu la chance de voir ce merveilleux groupe sur scène Ă  Loreley au Night Of The Prog, je rĂŞve que ce groupe ait la chance de pouvoir s'exprimer pour la première fois dans notre beau pays. Et si Prog La Vie relevait le dėfi ?

Pascal Borodine




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