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Steve Hackett : The Tokyo Tapes (1998 - 2 cd - parue dans le Koid9 n°26)

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Tant qu'il y a de l'argent à faire... (1ère partie). Lorsqu'on est a sec sur le plan créatif, comme c'est le cas pour Steve Hackett, il est beaucoup plus facile de gagner de l'argent en recyclant son catalogue. Cela génère des royalties et en plus, il y a une demande pour cela ! Pourquoi s'en priver ? Pour peu que les japonais se fassent pressants, il suffit de signer pour un package imparable: unique album studio suivi d'une tournée qui donne ensuite lieu à un album live et à une vidéo. Vous pariez que c'est ce qui attend UK ? A la suite de son "Genesis revisited" plutôt réussi, Steve Hackett a donc produit ce double CD live, enregistré à Tokyo fin 96, entouré d'un improbable supergroupe : John Wetton (King Crimson, UK, Asia), Ian McDonald (King Crimson), Chester Thomson (Genesis) et Julian Colbeck (toujours présent dès qu'il s'agit d'accompagner des dinosaures en tournée, comme il l'avait fait avec ABWH). La formule du "revisited" a été élargie à ces invités de marque et on retrouve donc, aux côtés de divers classiques de Genesis, quelques morceaux de Steve Hackett (du vieux comme du neuf), deux reprises très sages de King Crimson, un titre de Wetton et un autre d'Asia. Parmi les quelques bonnes surprises, on notera le break central de "firth of fifth", celui zappaien de "los endos", le saxophone sur "camino royale" et "in that quiet earth" ou encore un émouvant "shadow of the hierophant". Le second CD se conclue sur quelques bonus studio et un "los endos" lui aussi "revisité". "The Tokyo tapes" est loin d'être un mauvais album et il ravira sûrement les fans. Mais les musiciens, en bons professionnels, se sont bornés à faire ce pour quoi ils étaient payés. Tout est parfaitement exécuté, sans prouesse instrumentale, sans enthousiasme particulier. Les japonais applaudissent poliment après chaque morceau. La production est propre mais plutôt aseptisée. Seule la prise de son des vocaux de Wetton laisse parfois à désirer. En écoutant "The Tokyo tapes", on feuillette avec nostalgie un album de vieilles photos qui viennent d'être retirées sur du beau papier glacé.

Jean-Luc Putaux




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