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Steve Hackett : Live Archive - Nearfest (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°47)

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Cette année, vous avez déjà eu droit à une chronique très détaillée de "Somewhere in South America" dans Koid'9 n°45... Ce nouveau live a été enregistré au Nearfest le 30 juin 2002, donc un an après l'autre… Ce sont les mêmes musiciens qui accompagnent Hackett Rob Townsend (saxophones et flûtes), Roger King (claviers), Terry Gregory (basse, choeurs) et Gary O'Toole (percussion, chœurs). La liste des morceaux joués est quasiment la même. La durée est globalement la même aussi (environ 100 minutes). Alors, quel est l'intérêt ?

La première différence c'est que la liste des morceaux diffère quand même sur deux points : plus de "sierra quemada" ni de "a tower struck down" (ce dernier n'est pas une perte) mais à la place, on a "spectral mornings" et c'est probablement la plus belle version que Steve ait jamais enregistrée, également une des plus longues. Cela fait aussi plaisir de retrouver une excellente version de "everyday" et son immense solo de guitare. A part ça, il est clair qu'on retrouve les mêmes grands classiques (superbe "the steppes", "camino royale" très jazz-rock), les splendides instrumentaux de Genesis (le méconnu "hairless heart", le fantastique "watcher of the skies", l'inoubliable solo de "firth of fith", etc.), les petites expérimentations qui servent d'introduction à d'autres morceaux, etc.

La seconde grande différence, c'est que le groupe est beaucoup plus rodé. Et cela s'entend ! Les 5 musiciens sont très en forme, c'est flagrant. Moralité, il y a un enthousiasme plus tangible dans la plupart des morceaux.

Enfin, ces versions présentent des arrangements plus ou moins modifiés : sur "serpentine song", on a une version différente de celle du live de 2001 mais aussi de celle qui finira sur l'album studio : ici toute la partie finale est jouée au saxo soprano (au lieu de la flûte sur le live précédent et c'est 50/50 sur "To watch the storms" !). Sur "in memoriam", Steve délaisse son timbre de guitare synthétisé semblable à celui d'un clavier qu'il utilisait auparavant, pour revenir à celui plus familier et proche du violon auquel il nous a habitué ; on apprécie ainsi mieux la profondeur de son jeu. "Walking away from rainbows" possède une section de saxo improvisée par Rob Townsend plus longue qu'en 2001.

Différences mineures pour certains mais qui ont leur importance pour les connaisseurs, sans nul doute.

Il est clair que ce concert est différent de celui de 2001. Au niveau de la prise de son, cela peut paraître étonnant mais la qualité sonore me paraît supérieure sur cet album, véritablement exceptionnelle de clarté.

Evidemment pour qui possède déjà le package complet de "Somewhere" (c'est le seul sorti en France), cela fait un peu double emploi. Mais pour tout grand amateur de Steve Hackett, il n'y a pas d'hésitation à avoir car ce concert est véritablement excellent, on sent vraiment que le groupe est très soudé et le jeu de Steve lui-même est plus dynamique, son attaque est plus incisive sur les morceaux aux contrastes importants, ses vibratos plus profonds. Si vous deviez choisir entre "Nearfest" et celui de "Somewhere in south america", je conseillerais celui-ci sans hésiter.

Disponible uniquement sur www.stevehackett.com (pour un prix très modique).

Marc Moingeon




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