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IEM : IEM (1997 - cd - parue dans le Koid9 n°30)

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Amateurs du Porcupine Tree le plus planant et psyché, ne passez pas à côté de ce disque au design et à l'intitulé pour le moins étrange (IEM = "Incredible Expanding Mindfuck", tout un programme ! Et quand aux photos contenues dans le livret, celles-ci ne dénoteraient pas dans un vieil album photo de votre grand-mère !) Derrière cet objet insolite, se cache le maître d'oeuvre Steve Wilson qu'aujourd'hui on ne présente plus (son nom n'est mentionné nulle part sur le disque, inutile de chercher !). C'est tout dire de la "haute portée commerciale" de la nouvelle galette de ce jeune touche-à-tout génial (son 2ème essai solo après le très onirique et bizarroïde "Basse communion" qui attend dans les semai­nes à venir un successeur, toujours agrémenté de quelques "Fripperies" !). Le présent CD, sorti à l'origine en 1997 au seul format vinyle regroupe 5 composi­tions totalement instrumentales dans la pure tradition du Porcupine période "Up the downstair", explorant la face la plus psychédélique et ambiant du groupe anglais (mais attention, rien de soporifique ou d'ennuyeux à l'horizon !). L'oeuvre s'ouvre avec un titre de 13 minutes aux pulsations rock presque binaires, appuyées par des nappes de synthé d'outre-espace et survolées par un long solo de guitare typé Gong, Hawkwind ou Ozric Tentacles ! C'est plus que du déjà entendu, mais côté "expérience mystique", quelle efficacité ! (de quoi fumer la moquette d'entrée de jeu !). Le 4ème titre poursuit dans la même voie avec ses guitares répétitives en guise de rythmique, surplombées par les riffs puissants et tordus de Wilson, seul maître à bord côté compos et interprétation. Fini pour ce qui est du rock pur et dur, le reste de l'album s'apparente d'avantage à une série de pièces ambiantes aux relents très after-transe, agrémentées de textures électroniques et de nappes de mellotron ! ("the last will and the testament of Emma Peel", à l'instar du "Faydeaudeau" de Steve Hillage, serait une conclusion parfaite d'un des tout meilleurs albums de son System 7). On ne peut toutefois s'empêcher de penser à chaque instant à Porcupine Tree (je ne répéterai jamais assez que ce dis­que est indispensable à tout fan du groupe qui se respecte). Afin de mieux com­prendre la teneur de mes propos, portez donc une oreille attentive sur "fie kesh" dont la ligne de basse et les percus quasi-orientales feraient figure de prolon­gement idéal à la 1ère partie d'un titre comme "waiting", ou encore sur le mor­ceau final "headphone dust", dont les relents floydiens et le son acoustique nous renvoient directement aux meilleurs passages de l'excellentissime "The sky moves sideway". En conclusion, l'achat de cet IEM constitue donc l'alternative idéale à ceux dont l'orientation pop mélodico-sophistiquée du dernier Porcupine Tree aurait refilé des boutons. Quant aux amateurs de voyages oniriques et de musique atmosphérique de qualité (pas de new-age sirupeuse en vue) qui ne sont encore jamais monté dans l'arbre du porc-épic, je ne saurais également que leur conseiller de se jeter sans délai dans les méandres de l'IEM, que je qualifie­rai personnellement d"'Incrédible Extatic Music" !!!

Philippe Vallin




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