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Iluzjon : City Zen (2008 - cd - parue dans le Koid9 n°67)

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Iluzjon est un groupe venu tout droit de Varsovie en Pologne. Il est constitué de Michal Dziadosz (voix, claviers), Pawel Sierakowski (guitare) et Grzegorz Nowak (batterie). On n'en sait pas beaucoup plus pour l'instant, leur site internet étant peu descriptif, mais il y a fort à parier qu'on en saura plus bientôt, et que la Pologne tienne avec Iluzjon ni plus ni moins qu'un nouveau groupe majeur.

Et pourtant ce disque n'est pas tout neuf, puisqu'il a fait son apparition dans son pays d'origine dès 2005, après une année entière passée rien qu'à l'enregistrer et le peaufiner (et tout le temps passé ne l'aura pas été en vain, car ça s'entend !), mais ce n'est que maintenant que, semble-t-il, il s'ouvre à l'international. Et je parierais mon chapeau qu'il est promis à une gloire planétaire, enfin… comme d'habitude, surtout auprès d'un public ouvert au style progressif, ce qui limite déjà la portée comme chacun sait.

On peut rapidement décrire leur musique comme à la fois directe et sophistiquée, dans un registre plutôt moderne et augmenté d'un perfectionnisme sonore, comme Satellite par exemple, et plus précisément du même calibre que ses formidables compatriotes de Riverside.

Un autre aspect qui se révèle fréquemment est l'influence des champions incontestés de la mélancolie qui fait du bien à entendre : Je veux bien sûr parler d'Anathema ("if" et "fire" y font immédiatement penser).

Les claviers sont puissants et enveloppants, sans épanchement soliste. La guitare est, vous l'imaginez au vu des références précitées, particulièrement expressive.

Cerise sur le gâteau : une production éclatante, punchy quand il le faut, et soucieuse du moindre détail.

Michal, qui on le sait maintenant n'a pas volé l'orange du marchand (NDLR: plaisanterie franco-française à consonance télé-réalistique), est doté d'une magnifique voix chargée d'émotion. Qui plus est, son chant est pratiqué dans un anglais parfait. Tous ces éléments contribuent à ce que cela sonne très professionnel, ce qui surprend toujours pour un nouveau groupe.

Quelques passages ambient viennent surprendre un peu l'auditeur en cours de route. Comme l'intro à l'atmosphère étrange de "darkland", au gothisme inspiré de Dead Can Dance. Comme aussi l'instrumental "after all", mais je trouve celui-ci bien trop minimaliste et répétitif, surtout qu'il s'étale sur 5 minutes.

Le doux "hope" est, sous une apparence de fausse simplicité de par son ton feutré, une petite perle foisonnant d'arrangements subtils. Et la petite touche floydienne (le chant surtout) sur "fire" ne fait qu'accentuer mon attirance pour ce groupe.

Tout concorde à faire de cet album une source de plaisir auditif. Essayez, il y a fort à parier que vous tomberez sous le charme élégant d'Iluzjon.

Michael Fligny




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