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Ancestry : Discendenze (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°48)

(530 mots dans ce texte )  -   lu : 173 Fois     Page Spéciale pour impression

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Vous rappelez-vous la première fois où vous avez écouté "Script of a jester?s tear" ?

Oui, eh bien, l?écoute de ce CD m?a procuré à peu près les mêmes émotions, bien sûr toutes proportions gardées évidemment, puisque la sortie du 1er Marillion sonnait le réveil de notre mouvement préféré et qu?il s?agit ici d?émotions purement musicales, déjà ressenties.

Non Ancestry n?est pas La Tulipe Noire  ou Carptree et il ne s?agit pas d?une énième copie de Marillion.

Son logo à la Yes dessiné par le chanteur/claviériste Fabrizio Sicuteri contribue à semer le doute quant aux influences du groupe  ; en réalité, même si comme pour toute nouvelle formation on ne peut s?empêcher de comparer à ce qui a été fait avant, Ancestry par son son moderne et son style propre ne regarde pas vraiment dans le rétroviseur. Ce nouvogroupitalien en plus ou moins 56 minutes et 6 morceaux nous offre un chef d??uvre de sensibilité.

Le premier morceau est une suite de 17?03 divisé en 5 parties, débutant par des bandes passées à l?envers comme aimait à les utiliser Anthony Phillips avec des claviers à la Asia agrémentées de sons à la "Olias of sunhillow", une guitare très Rothery et un piano inspiré et aux arpèges délicats.

Ce chanteur à la voix juste et expressive et roulant les "r" comme un écossais souligne le côté chaleureux du groupe qui dégage par moment l?énergie d?un Genesis en  live période "Seconds out".

Une basse savamment mise en avant à bon escient et une rythmique intelligente équilibre les plateaux d?une balance rendant compte d?une luxuriante créativité qu?un groupe comme Mangala Vallis peut largement envier car ici point de vol manifeste.

Le morceau suivant, très chatoyant, se rapproche de Thieves? Kitchen même si paradoxalement cette plage va insinuer dans votre esprit que tout ce disque a une connotation assez brésilienne, un peu à la Tempus Fugit. Le troisième est peut être le morceau le plus italien, plus calme, chanté, une petite influence Malibran dans la façon d?exposer le récit dans la première partie, mais Ancestry porté par le côté lumineux de la force, se déploie bien vite, plus proche alors d?un Consortium Aqua Potabile. Les 4ème et 5ème, sans dire lents, sont plus climatiques tout comme peut l?être l?atmosphère d?un "one for the wine" de Genesis par exemple. L?ultime morceau mélange des guitares atmosphériques à des claviers aux sonorités néo vraiment enthousiasmantes.

Si les textes ont différentes signatures, la musique elle, est signée Ancestry et l?on sent effectivement une très forte unité, un vrai travail de groupe, c?est un poncif de le dire, mais leur musique est si aboutie que l?on ressent cette osmose dès leur premier disque. (en réalité le groupe existe depuis 1996, ceci explique cela).

J?adore ce disque, chaque note émeut, et si pour certains d?entre vous, il y a peut être plusieurs groupes ou CD ressemblant à celui-ci, moi je suis tombé amoureux de celui-là, les coups de foudre ne s?expliquant pas par définition  ; un efficace destrier de l?esprit.

Qui m?aime me suive?

Bruno Cassan




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