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Jihel & Saccomani : Equilibre Thermique De L'igloo En Phase De Fonte (2003 - cd - parue dans le Koid9 n°46)

(326 mots dans ce texte )  -   lu : 121 Fois     Page Spéciale pour impression

"Equilibre thermique de l’igloo en phase de fonte" est le fruit du travail conjoint de Jean-Pierre Saccomani et Jean-Luc Hervé Berthelot, deux claviéristes français bien connus des amateurs de musiques électroniques "classiques", celles héritées des Klaus Schulze, Tangerine Dream et autre Vangelis. Cette collaboration n’est en somme pas une surprise, sachant que les deux hommes travaillent main dans la main depuis déjà quelques années (les deux premiers albums de Jean-Pierre ont par exemple été co-produits pas Jean-Luc, plus connu sous le nom de Tales !). On identifie la patte de nos deux compositeurs dès les premières notes de "prélude à l’après-midi d’un matelas sans ressort", qui s’ouvre sur un mélange de nappes amples et de sonorités étranges. Celles-ci, très rarement ponctuées de séquences hypnotiques (sur les seuls "prélude" et "asymptotes"), tisseront une bonne heure durant la très belle architecture musicale de l’album, à la structure souvent insaisissable mais au propos toujours passionnant. En effet, ce disque se veut moins mélodique et sonne de ce fait plus "décousu" pour l’auditeur que la majorité des œuvres respectives de ses géniteurs, dont l’approche créative flirte ici avec celle de certains artistes contemporains. On s’éloigne du symphonisme de Vangelis cher à Jean-Pierre ou des voyages cosmiques signés Klaus Schulze (la 1ère plage de "Dunes" peut être ?) qui eux ont les faveurs de Jean-Luc ! Mais la musique qui en résulte n’est jamais dissonante, bruitiste ou rebutante, bien au contraire. Cet enchevêtrement de sons et de textures atmosphériques développé durant les 7 parties de notre "Equilibre thermique" vous plonge dès la première écoute dans un monde onirique riche en couleurs et en sensations. Point "d’aridité émotionnelle" ou de "tout cérébral" à craindre donc ! Bref, une nouvelle preuve que la musique est un domaine sans limite où il est bon parfois de perdre ses repères. A vous de tenter l’expérience, que vous soyez physicien, peintre surréaliste ou simple mélomane !

Philippe Vallin




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